Asie centrale, Mai 2022

Dimanche 15 mai 2022

Dimanche 15 mai 2022

Nous ne sommes pas habitués aux petits-déjeuners de type anglais ou scandinaves je veux dire très fournis et consistants avec œufs sur le plat, pankake, pouridge, fromage, yaourts, saucisses (hot-dog ?), salade de tomates et concombres, et bien sûr confiture, pain, beurre, café américano (et Nescafé), thé (petits sachets). Prendre son café alors qu’à côté vous entendez le crépitement et sentez la spécifique odeur des œufs sur la poêle, n’est pas évident. Mais comment dire à nos hôtes sans les froisser que c’est trop pour nous ?

Comme nous partons bientôt, notre première action de ce jour est d’acheter un billet de train pour la suite de notre périple. Nous arrêtons un taxi, à hauteur de l’Ark Registan (citadelle dans la vieille ville) dans lequel il y avait deux jeunes clientes. Le chauffeur ne comprenant pas, ce sont elles qui traduisent. Nous montons et constatons qu’il y a d’emblée un malentendu sur le prix de la course. La discussion s’est déplacée entre le chauffeur et les clientes, qui semblaient défendre un prix raisonnable. Notre destination (comptoir d’achat de billets situé du côté de Ulitsa Mustakili, à environ quatre kms de la vieille ville)  est atteinte et nous ajoutons un billet au taxi qui, respire de nouveau et sourit « Da, da » fait-il. Nous n’oublions pas de remercier chaleureusement les deux jeunes filles. Nous achetons les billets de train et prenons un taxi pour le retour à la vieille ville. La ville est relativement grande (300.000 habitants et une superficie de 143 km2), mais les principales activités touristiques se situent dans la vieille ville. Le taxi nous conduits, nous lui avons juste dit « Ark ». Il a hoché la tête et le silence s’est imposé. Son autoradio émet de la musique locale. Je lève le pouce et dis « good ». Il hoche la tête et répète « good ». Ce sont les seuls mots prononcés durant tout le trajet. Lorsqu’il atteint l’objectif, c’est-à-dire stationner devant la grande citadelle (le plus ancien monument de la ville) il me montre une tablette sur laquelle sont portés différents temps de trajet et les tarifs correspondant. Il me montre la ligne « 50.000 » (soit 5 €), plus du double de ce que nous avons payé à l’aller. On paye.

On se prend un moment pour reprendre nos esprits autour d’un café « americano » avant de visiter l’ensemble appelé Kalon et constitué d’un minaret (47 mètres, le plus haut d’Asie centrale), d’une mosquée avec un gigantesque murier au centre et d’une madrassa qui, jusqu’à aujourd’hui abrite des citadins. Autour de Liab-i-Hauz « une place ombragée de muriers centenaires, construite autour d’un bassin en 1620 qui signifie en tadjik ‘autour du bassin’ » nous explique le guide Lonely Planet, il y a de nombreux commerces artisanaux, des restaurants, cafés… Non loin, une madrassa au nom de Nadir Devanbegi, qui était un ancien caravansérail. De l’autre côté de la place, nous visitons le quartier juif et l’une de ses deux synagogues (il y en avait au moins sept au 19°). Au bout de la rue, un hôtel porte mon nom… qui est plutôt répandu en Asie musulmane (avec des variantes Hanif, Hanifa, Abu Hanifa, Hanafiya…) Toute la journée il a fait très chaud et jusqu’au merveilleux couché du soleil qui se reflète sur les murs de la Madrassa Mir-i-Arab et du Minaret Kalon, près desquels nous nous rafraîchissons ( Coffee Shop). Dans la rue, des musiciens agrémentent la soirée de mélodies connues. On s’arrête, on apprécie ou on passe son chemin… On entend au loin la mélodieuse voix du adhan, contrairement à Samarcande ou à Tachkent où les muezzin sont très discrets. 

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