Asie centrale, Mai 2022

Vendredi 13 mai 2022

Vendredi 13 mai 2022

Le ciel est couvert, il fait frais. C’est un jour ordinaire. Nous revisitons le Registan où la foule se presse quelle que soit l’heure. Une petite vidéo plus ou moins silencieuse. On remonte l’avenue Islom Karimov jusqu’à « La mosquée du voyageur » Hazret Khizr en passant de nouveau devant les mosquée Bibi Khanoun et son mausolée. Ils se font face. Cette mosquée abrite le mausolée de leur ancien président. Il y a beaucoup de gens, hommes et femmes qui prient sur la tombe. Des gens, par dizaines, beaucoup de femmes tenant dans les mains des sacs de nourriture montent par groupe en direction de la mosquée. Viennent-ils, elles du marché ou les destinent-ils, elles à une sadaqa, une offrande en l’honneur de Karimov ? D’autres personnes prient un peu partout, assis sur des bancs, les mains en avant, récitant des sourates du Coran.

Nous continuons sur le grand boulevard Shohi Zinda Ko’chasi, on longe le cimetière et le vieux hamam. Voilà la nécropole Shah-e- Zinda (le roi est vivant) et l’ensemble des mausolées (dont certains datent du XI° s) dédiés à d’anciens puissants dont la sœur et le fils de Timur Amir ainsi que ses épouses Touman et Koutloug Aka, posés sur la colline Afrasiah. On peut déposer sur les caveaux des billets de banque. La route de la soie est ressuscitée devant nous. Prodigieux. Les scolaires sont de toutes les sorties culturelles et historiques. Magnifiques monuments, couleurs à dominantes turquoise, architectures. Noter qu’ici-même il y avait le tombeau (aujourd’hui disparu) du Saint Koussam Ibn Abbas, cousin du prophète Mohammed (S). Au terme de Shah-e- Zinda, nous traversons le grand boulevard et pénétrons la vieille ville avec ses ruelles étroites et serpentant, ses constructions sans aucune cohérence, ses petites échoppes, ses enfants taquins mais relativement peu bruyants. Nous traversons le Registan, longeons le grand boulevard Registan qui passe devant le monument du même nom. Nous terminons la soirée, de l’autre côté de la ville, dans le quartier russe entre Panjob et Sug’Diyona, dans le Blues Café.

Ici nous avons les radios et télévisions du monde, pas de chaine française. Mais nous captons la radio, via Internet. Sur Facebook l’assassinat de la palestinienne Shireen Abu Akleh 51 ans, journaliste à Al-Jazeerah, occupe une place conséquente et émeut de nombreuses gens, beaucoup moins les journalistes français, « D’où viennent les tirs, un mystère » s’interroge LCI, « on ne sait pas si le tir est palestinien ou israélien » répète Brunot Donnet sur Europe 1, et d’autres alors qu’Euronews est clair : « La journaliste Shireen Abu Akleh a été tuée mercredi matin par un tir de l’armée israélienne alors qu’elle couvrait des affrontements dans le secteur de Jennine en Cisjordanie occupée ». Je ne suis personnellement pas étonné. Israël et ses soutiens occidentaux vont tout faire pour semer le doute comme à leur habitude (Le petit Mohamed al Durah…) et ressortir leurs lourds reportages sur les Juifs victimes d’un monde qui leur est opposé, en noyant le poisson, nous en avons l’habitude… Les massacres des Palestiniens depuis la grande Naqba passera sous le boisseau, nous en avons l’habitude. Mais que faire ?

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