Asie centrale, Mai 2022

Samedi 14 mai 2022

Pas beau le temps. En fin de matinée alors nous nous prenons congé de Camille notre hôte, arrive une Normande. Discussion. Elle et son mari ont fait la vallée de Fergana « le grenier de l’Ouzbekistan ». Comme nous ils continuerons sur Tachkent. Nous nous disons « à bientôt peut-être » pour ne pas dire N’challah. Taxi pour la gare dans une vieille Chevrolet blanche (elles sont presque toutes blanches ici, les Chevrolet et les autres marques). Le conducteur souffre. Il n’arrête pas de s’éponger la tête, la nuque. Il est très corpulent et sue. Je ne trouve pas qu’il fait si chaud à ce point. Nous attendons l’arrivée du train de Tachkent, un americano en main (même prix qu’un taxi l’américano : 15.000X2). Un jeune nous accoste « vous êtes français ? ». C’est un Dunkerquois. Il va lui aussi à Boukhara. Il continuera vers le Kirghistan en train jusqu’à Andijon et de là il prendra un taxi collectif. Notre discussion s’interrompt avec l’arrivée du train. Nous sommes dans la même voiture mais nos sièges sont éloignés (les nôtres portent les numéros 31, 32). Le train part à l’heure programmée. On traverse de grands champs verdoyants à perte de vue. Les pylônes électriques dansent, les hameaux fuient dans le sens opposé au nôtre. Des ânes, des chevaux, des vaches qui ne nous regardent même pas passer. Plus tard, des montagnes peu hautes (1200 m) et la steppe de Qarnobcho’l. À Navoï l’arrêt ne s’attarde pas. Cinq minutes au plus. À Boukhara (Buxoro) , le soleil cogne dur, 34 ° sous un ciel clair. La gare est excentrée, à 9 km du cœur de la ville. Elle en est plus éloignée que l’aéroport. Boukhara est l’ancienne capitale et cœur culturel samanide (9° s). Nous nous installons (merci à la Tourist Police qui nous a aidés à trouver l’adresse de la Guest House. Les habitants ne connaissent pas la Rudakiy) et aussitôt partons à la découverte des vieux édifices de la ville « la plus sainte de l’Asie centrale ». Les madrassa succèdent aux minarets et ceux-ci à celles-là. On compte près de 150 monuments classés. On finit la soirée dans un beau « Coffee Shop » moderne, musique italienne (peut-être voulait-on nous faire plaisir).      

     

 

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