CORONAVIRUS _ COVID.19

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VOICI UN EXCELLENT ARTICLE DU PROFESSEUR EN INFECTIOLOGIE AÏT HAMOUDA RABAH PARU SUR FACEBOOK CE JOUR, Dimanche 15 MARS 2020

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De la grandeur d’un peuple 

L’histoire nous apprend que l’humanité a de tout temps été confrontée à des périls, conflictuels, sanitaires, cataclysmiques ou tout autre. Des civilisations combien dominantes ont disparu, d’autres ont été marquées au fer rouge et d’autres ne se sont jamais relevées. Il y a des peuples qui subissent l’histoire et d’autres qui écrivent leur nom dans le livre de l’Histoire.

Je n’ai aucune intention de rentrer et m’embourber dans un débat politique mais en tant que citoyen algérien, médecin, professeur en infectiologie directement concerné et impliqué dans la riposte à cette menace sanitaire mondiale, je ne peux en mon âme et conscience me contenter de surfer sur la toile ou zapper de plateaux en plateaux et puis me mettre sous une couette en me disant ‘’ je ne suis pas concerné, c’est aux autres de se débrouiller’’. Il est temps que chacun, à son niveau, prenne ses responsabilités et une des miennes est d’apporter dans cette contribution des éléments de réflexion et de lever certaines équivoques. 

1) De quoi s’agit-il et que sait-on ? 

Le 29 décembre 2019, A Wuhan, une ville de Chine de 11.000.000 habitants, trois cas de pneumonie ont été notifiés aux autorités sanitaires, dont un décès. Le China-CDC (C-CDC, centre de contrôle des maladies de Chine, organisme chargé de l’étude des maladies) établit un rapport entre les cas et la fréquentation d’un marché où l’on vend des animaux à consommer. Tous les examens recherchant 22 agents pathogènes habituels responsables de pneumonies ont été négatifs. Fort de l’expérience passée en 2002-2003 avec l’épidémie SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère dû à un virus des chauves-souris qui a touché 8.000 personnes) à Guangdong au Vietnam, le C-CDC a orienté les recherches dans ce sens. Rapidement un virus appartenant à la famille des coronavirus a été isolé. 

Les coronavirus sont des virus animaux connus depuis 1930 par les vétérinaires, et en 1960, des variants ont été identifiés chez l’homme ; ce sont les ‘’Human-coronavirus’’ au nombre de quatre circulant continuellement dans la population provoquant des ‘’rhumes’’ banals sans mortalité.  
A ces quatre ‘’gentils’’ virus, viennent s’ajouter deux autres cousins plus méchants et plus morbides provoquant des infections respiratoires graves, souvent mortelles :

• Le premier est apparu en 2002-2003 Guangdong au Vietnam affectant 8.000 personnes dont 623 décès. Ce virus dénommé ‘’SRAS-CoV’’ (Coronavirus du Syndrome Respiratoire Aigu Sévère) n’est plus en circulation.

 • Le deuxième apparait en 2012 au Moyen-Orient (Arabie Saoudite), appelé MERS-CoV (Middle-East Respiratory Syndrome cornavirus) touchant entre 2012-2019, 2.458 personnes dont 845 décès et toujours en circulation actuellement au Moyen-Orient.

• Et puis ce troisième, l’actuel qui fait la une et qui vient de conquérir le monde et qu’on dénomme ‘’SRAS-CoV2’’. La pathologie respiratoire qu’il provoque s’appelle COVID-19 (COronaVirus Infected Disease, ou maladie du coronavirus)

Ces virus sont fragiles dans le milieu extérieur et sont détruits par les désinfectants habituels comme l’alcool, l’hypochlorite de sodium (eau de javel), les détergents et autres. Ils sont doués d’une grande capacité de mutation qui leur permet d’être plus virulents et de pouvoir à l’occasion passer d’une espèce animale à une autre. Ce nouveau virus a muté trois fois déjà depuis décembre 2019.

Ces trois nouveaux virus sont zoonotiques c’est-à-dire d’origine animale comme beaucoup d’autres (Ebola en Afrique équatoriale, Nipah et Hendra au sud-est asiatique, en Australie).

 L’animal qui les héberge de façon naturelle et pérenne sont des grandes chauves-souris frugivores qui n’existent pas chez nous et le cycle biologique de survie du virus se fait entre-elles. A un moment donné, quand l’occasion se présente, ces virus peuvent passer de la chauve-souris à l’homme. C’est ce qu’on appelle ‘’le franchissement de la barrière inter-espèces’’ qui est un mécanisme très complexe et long à réussir nécessitant des mutations successives qui consistent à ‘’se fabriquer’’ pour faire simple, une clé d’entrée chez l’homme. Ce franchissement se fait rarement directement, mais plutôt en empruntant un chemin détourné par passage d’abord chez un animal proche de l’homme qui devient de ce fait un hôte intermédiaire. Pour le SRAS 2003, c’était un mustélidé, la genette, pour le MERS-CoV c’est le dromadaire et pour ce nouveau venu on suspecte le pangolin, un mammifère recouvert d’écailles.

Ce nouveau virus a muté, il s’est fabriqué la clé et a franchi la barrière en passant chez l’homme : il a réussi son émergence en provoquant une pandémie mondiale c’est-à-dire sortir du foyer originel et circuler dans plusieurs continents devenant une menace sanitaire mondiale. Nul besoin de parler des chiffres galopants qui font la une de tous les médias.

2) Comment se transmet ce virus ?

Ces virus respiratoires se transmettent très facilement par les aérosols de gouttelettes que nous dégageons en parlant, en toussant, en éternuant, en embrassant un parent et nous on aime bien s’embrasser, mais également par le partage d’ustensiles au repas (verre, fourchettes, et la fameuse cuillère que l’on goûte avant de la donner à son bébé ou sa grand-mère) ; ce qui explique que la transmission est de ‘’type rapprochée’’ à moins d’un mètre, la promiscuité et le comportement en sont un facteur déterminant. Pour s’en prévenir, il faut simplement tousser, éternuer et se moucher dans un mouchoir à jeter, ou sur le pli du coude fléchi mais jamais dans les mains, car les mains souillées sont très dangereuses.

En effet, les mains que nous souillons lors de l’effort de toux, d’éternuement ou de mouchage sont un vecteur de transmission très facile et très dangereux. Avec mes mains souillées de mes gouttelettes, je vais contaminer la main de mon copain, d’un parent, la poignée de la porte, la rampe de bus ou de métro, le clavier de mon PC ou mon Smartphone et il suffirait pour mon parent, copain ou ami de porter sa main souillée par mon passage au visage, au nez, aux yeux pour être contaminé. D’où la recommandation de se laver les mains fréquemment et au moins 20 secondes avec du savon liquide et de s’essuyer avec une serviette en papier jetable. La solution hydroalcoolique n’est pas un savon et elle n’a d’efficacité que si les mains sont propres, elle sert à désinfecter et non à laver. 

Le malade est contagieux avant même les signes cliniques et peut le rester plus longtemps c’est pour cette raison que l’isolement est nécessaire jusqu’à négativation des examens. Certains ne présentent pas de signes et sont dits asymptomatiques ou peu-symptomatiques. Ces personnes infectées, transmettent le virus à leurs amis, leurs parents, sans le savoir. 
En faisant simple, pour être contaminé, il faut récolter des postillons de toux, d’éternuements etc.), avoir été en contact physique (embrassade, poignée de main, manipulation d’objets souillés par des mains souillées) ou partager un espace de proximité fermé de transport (avion bus, taxi) ou de vie (classe d’école, cinéma, chambre,) ou ouvert (rassemblent de personnes dans la rue, les stades, les lieux de cultes. C’est pour cette raison que l’on prend des mesures de restrictions de mouvements, d’habitude de vie aboutissant au confinement d’une ville comme Wuhan, une région comme le nord de l’Italie, et annuler la Omra.

3) Quels sont les signes et quelle est la gravité de la maladie ?

Après une incubation (temps écoulé entre la pénétration du virus dans l’organisme et le début de la maladie) estimée à 2-14 jours, le malade va présenter : 

• Dans 80% des cas des symptômes banals d’infection respiratoire avec une fièvre, une toux sèche pénible, des courbatures, une fatigue. Quelques fois, les signes sont tellement légers qu’on n’y prête même pas attention. Ces cas sont les plus dangereux dans la transmission dans une population car ils négligent la maladie, ne consultent pas et souvent ne prennent pas de précautions. Ils continuent à embrasser les autres, à aller à la mosquée, à d’autres rassemblements de famille ou de travail ou autres et disséminent de façon innocente la maladie.

• Dans 15% des cas une forme sévère avec une pneumonie.

• Dans 5% des cas une forme grave avec atteinte de plusieurs organes engageant le pronostic vital. 
• Et dans 2.3% entraîner la mort.

Ces formes graves s’observent essentiellement chez des personnes âgées, ou personnes avec ou cumulant des comorbidités, maladies chroniques telles que le diabète, les maladies cardiovasculaires, les broncho-pneumopathies chroniques liées au tabac ou autres, les personnes en immunodépression etc.

4) Comment fait-on le diagnostic ?

Le diagnostic de certitude est fait par la recherche de nucléotides viraux (des traces de matériel génétique) par la technique dite RT-PCR au niveau d’un prélèvement souvent nasopharyngé. Chez le malade, on introduit dans le fond du nez une tige portant un dispositif pour prélever les secrétions que l’on met ensuite dans un milieu de transport et que l’on adresse à l’institut Pasteur d’Algérie (IPA) qui est le Centre National de Référence (CNR). Bientôt d’autres antennes de l’IPA seront ouvertes dans plusieurs grandes villes d’Algérie.

5) Comment est organisée la prise en charge ?

Dès l’annonce de l’alerte par l’OMS, le MSPRH a réactivé le dispositif ayant servi pour le SRAS en 2003 et pour la grippe A/H1N1 dite ‘’porcine’’ en 2009. Des instructions portant sur la maladie, son diagnostic, sa prise en charge ont été diffusées aux différents responsables de la santé. Ainsi des centres référents ont été désignés dans chaque ville avec des structures d’isolement et de traitement. Les services d’infectiologie, de pneumologie ou de médecine interne et de réanimation ont été chargés de la prise en charge, les services d’épidémiologie pour les enquêtes, la surveillance, la notification et le suivi et l’Institut Pasteur pour le diagnostic. 
Par ailleurs, je pense qu’il est très important au cours des épidémies d’anticiper les événements à venir ; ce qui se passe en France et surtout en Italie nous enseigne de façon simple et caricaturale le déroulement sournois et quelque fois explosif des épidémies ; car avec les moyens dont ils disposent et l’adhésion de la population, ils arrivent tous juste à freiner l’épidémie. Les mesures draconiennes décrétées par les gouvernants, appliquées et respectée par la population en Chine et à Singapour ont permis d’éteindre l’incendie. C’est pour cette raison que l’adhésion de la population en termes d’écoute, d’application des recommandations est un prérequis indispensable dans la lutte.

 
Il est clair que si jamais la situation venait à empirer, et il faut toujours anticiper et avoir cette hypothèse en tête, un redéploiement des structures et des personnels publics et privés seraient étudié.
Quant au traitement, à ce jour, il n’a pas été proposé de façon consensuelle de traitement spécifique contre ce virus par les organisations internationales. Des essais avec des molécules antivirales et autres ont été tentés en sauvetage en Chine avec des résultats jugés prometteurs. Des essais sont actuellement en cours en France. Quant à nous, nous ne pouvons nous inscrire que dans ce qui est validé par les organisations internationales.

Pour le vaccin, plusieurs laboratoires et institutions s’y attellent et quel qu’en soit le résultat, le produit doit passer par les trois phases d’immunogénicité, de tolérance et de protection ; ce qui va demander du temps.

6) Alors, où en est-on ?

Le monde est devenu un village, la globalisation n’est pas uniquement économique ou commerciale, elle l’est également dans la dispersion des agents pathogènes, des résistances bactériennes. Ainsi, l’effet papillon ‘’le battement d’aile d’un papillon à Honolulu peut provoquer un ouragan au Texas’’ vient encore d’être d’actualité.

Comme tout le reste du monde, l’Algérie n’est pas à l’abri des phénomènes microbiologiques mondiaux et le croire c’est faire preuve de crédulité.

 Avec un trafic aérien intercontinental, une grande communauté établie à l’étranger, un mouvement de population permanent pour des raisons commerciales, touristiques ou autres, il était évident et attendu que ce virus finisse un jour par s’introduire chez nous. 
Malgré les mesures-barrières de dépistage aéroportuaire au demeurant scientifiquement et pratiquement peu suffisantes pour repérer des cas en introduction (cas asymptomatique, fausse déclaration de santé, et tous les cas importés de Chine en Europe sont passés à travers les mailles du dispositif aéroportuaire), le premier cas importé a été diagnostiqué chez un étranger travaillant dans un champ pétrolier et je tiens ici à féliciter le ou les médecins qui ne sont pas passé à côté du cas. Dans ces situations d’alerte sanitaire, la veille comme système de détection est impérative. Bravo Docteur, vous méritez une médaille.

Secondairement un cluster familial a été détecté à Boufarik à l’occasion d’un rassemblement familial provoqué par un parent venant de France. D’autres personnes, des algériens en provenance d’Espagne, de France ont également été diagnostiqués. Actuellement, le MSPRH fait état de 48 cas notifiés avec quatre décès. La plupart des cas ont été enregistrés dans la wilaya de Blida, d’autres décrits à Guelma, Skikda, Alger, Mascara.

Par ailleurs, ceux qui me connaissent vous diront que je ne suis pas du genre à caresser dans le sens du poil mais il faut reconnaitre qu’un effort juste et appréciable en communication a été fait par notre autorité de santé. Contrairement à ce que nous avons l’habitude de vivre lors des épidémies précédentes, nous avons chaque jour un état de la situation, des messages de prévention en boucle, des débats sur plateaux, une ouverture de portails-web des organismes concernés (IPA, MSPRH, INSP). C’est la première fois que nous disposons d’un numéro-vert pour répondre aux soucis des patients. Il restera à exploiter d’autres espaces de communication comme le web car tout le monde surfe sur Google, Facebook ou YouTube ou autres et peu suivent les écrans télé. De jeunes blouses blanches, des étudiants ont crée des pages d’informations scientifiques comme le ‘‘Collège des Infectiologues d’Algérie’’, le ‘‘Réseau des Épidémiologistes Algériens’’, ‘‘Formation Médicale Continue’’, ‘‘Avis-doc’’, ‘‘Je suis Médecin’’ pour ne citer que ceux-là. Ils constituent un réseau d’information de sensibilisation et d’alerte qui méritent d’être accompagnés.

7) Quel est l’impact de cette épidémie ?

a) Impact sociétal : au départ quand l’épidémie était concentrée en Chine, les communautés chinoises installées ailleurs ont été victimes de stigmatisation, de rejet et tous les commerces chinois ont vu leur chiffre d’affaire baisser.

b) Impact économique : je ne suis pas expert en la matière mais il est clairement annoncé que l’économie mondiale a subit un choc sans précédent. Le prix du baril de pétrole est au plus bas. La Chine est un pays-usine où beaucoup de sociétés étrangères ont élu domicile. Le confinement régional, l’arrêt des transports ont provoqué une panne dans les circuits de production.

 c) La mésinformation virale : Le monde est devenu une page ouverte, l’information circule 24h/24h et plus la peine d’aller la chercher ailleurs, elle s’impose dans votre tablette, votre Smartphone souvent d’origine chinoise d’ailleurs !! 

La mésinformation c’est-à-dire la diffusion d’informations fausses, insuffisantes, tendancieuses est aussi vieille que l’homme ; elle accompagne ou remplace la rumeur dont le but principal, volontaire ou non, malveillant ou innocent est de créer le doute vis-à-vis d’une information officielle. Cette mésinformation est distillée par une nébuleuse qui écume la toile avec des vidéos virales. Ce phénomène est devenu dangereux et épidémique au point où l’OMS classe la mésinformation comme une des dix menaces sanitaires du 21e siècle. Dans cette nébuleuse, on y trouve des scientifiques antivaccins, des anti-pharma, des conspirationnistes et du n’importe-quoi jusqu’au marabout et le garçon du café d’en face qui découvre ‘‘Eureka’’ sur le flacon de la solution hydroalcoolique fabriqué en 2014 que ce produit agit sur plusieurs bactéries et virus dont les coronavirus. Le raccourci est vite emprunté, si c’est mentionné en 2014 donc le virus corona existait déjà, alors nous en parler maintenant, c’est vite compris comme une manipulation grossière pour vendre des médicaments déjà prêts.

Beaucoup jouent sur l’ignorance et sur la fibre religieuse. Il n’y rien de plus mortel que l’ignorance. Je dis toujours à mes étudiants, ‘‘Quand le savoir est accessible, l’ignorance devient un crime’’.

D’autres, parlent de complot ourdis par des uns et des autres pour casser l’économie chinoise, réduire la population mondiale, briser l’union européenne, se débarrasser des musulmans en faisant fuiter par inadvertance ou par malveillance un virus d’un laboratoire chinois. 
Qu’à cela ne tienne, je réponds toujours de la même façon : ‘‘vous habitez un village entouré de forêt, un incendie se déclare vous passeriez votre temps à réfléchir qui a allumé le feu et dans quel but ou essayer de sauver votre village, votre maison et votre famille ?’’ 

Le fait est là, le virus est chez nous comme il est chez tous les autres, alors que faire ? Continuer à faire la sourde oreille en restant dans la suspicion et la désobéissance ? Nous risquons de le payer très cher car les virus n’ont pas de sentiments et ne reconnaissent aucune frontière et chaque fois qu’une occasion leur est donnée ils en profitent et se répandent. Survivre, muter et se répandre est une des lois de la conservation des espèces.

Loin de moi l’idée de jouer au plus nationaliste que les autres, au plus patriote que les autres, ou être compris comme un ‘‘actionné’’ ; je voudrai simplement exprimer mon avis de citoyen interpellé par cette menace sanitaire et qui est du domaine de ma qualification d’infectiologue. Je suis issu de l’école algérienne, de l’université algérienne, je suis au crépuscule de ma vie professionnelle et il me fait mal de voir mon pays prendre un risque inutile. 

Il y a des peuples qui subissent l’histoire et d’autres qui écrivent leur nom dans le livre de l’Histoire. L’Algérie a écrit son nom dans le livre de l’Histoire. 

Depuis des millénaires elle a fait face et survécu aux différentes invasions, aux différentes crises internationales, à la famine, aux pestilences, aux épidémies. Elle a de tout temps payé le prix de sa survie dans le sang, dans la douleur et les larmes. Peu de pays seraient restés debout.
Depuis une année, le mouvement citoyen ‘‘Hirak’’, porté par des jeunes, des femmes, des enfants, des personnes âgées, des étudiants, ouvriers, chômeurs clame dans la rue un changement. Ce mouvement a stupéfait le monde entier par son originalité de non-violence, sa ‘‘Silmya’’, témoin d’une conscience sans égal. Il a survécu sans fléchir ni se disloquer. Il est libre à chacun de participer à un rassemblement de rue pour exprimer ses idées, il doit assumer le risque de s’exposer à une contagion, il en payera le prix ou il fera payer le prix à ses enfants, sa mère ou ses grands-parents. L’OMS insiste sur les risques de propagation du virus corona encourus lors des rassemblements de personnes. 

Ce mouvement avec cette conscience extraordinaire qui lui a permis de tenir une année dans la ‘‘silmya’’ peut trouver une alternative d’expression sans faire prendre de risques aux personnes, sans aboutir à la promulgation de l’état d’urgence sanitaire et sans provoquer une catastrophe sanitaire. 

Il n’en sera que grandi car c’est dans ces moments que se mesure la grandeur des peuples.
L’ Histoire a une grande mémoire.

AÏT HAMOUDA RABAH, Professeur en infectiologie

Batna, 15 mars 2020

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Qu’est-ce qu’un coronavirus ? | AFP Animé – 20 janvier 2020

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« Sur ce site Web, vous trouverez des informations et des conseils de l’OMS concernant la flambée actuelle de maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) qui a été signalée pour la première fois à Wuhan, en Chine, le 31 décembre 2019. Nous vous invitons à visiter cette page pour consulter les mises à jour quotidiennes.

L’OMS travaille en étroite collaboration avec les experts mondiaux, les gouvernements et les partenaires pour élargir rapidement les connaissances scientifiques sur ce nouveau virus, suivre la propagation et la virulence du virus, et donner des conseils aux pays et aux individus sur les mesures à prendre pour protéger la santé et empêcher la propagation de cette flambée. »

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EN ALGÉRIE

Le Monde, Par Zahra Chenaoui Publié aujourd’hui à 13h00 (mardi 3 mars 2020)

L’Algérie se mobilise face aux trois cas de Covid-19

Après un travailleur italien d’une base gazière, les autorités ont annoncé dimanche que deux femmes ayant reçu la visite de proches résidant en France sont positives au virus.

A l’heure du déjeuner, masque sur le visage, les travailleurs récupèrent un sac contenant un repas individuel. Sur la base de vie saharienne de Menzel Ledjmet Est, où la compagnie nationale algérienne Sonatrach et une filiale de l’entreprise italienne ENI exploitent du gaz, à plus de 1 000 kilomètres au sud d’Alger, la salle de restauration collective est désormais fermée pour éviter les regroupements.

C’est ici que le premier cas de coronavirus a été identifié. Le 25 février, le ministre de la santé algérien, Abderahmane Benbouzid, a annoncé au journal télévisé qu’un Italien, originaire de Lombardie, l’une des zones les plus touchées en Italie, salarié d’ENI et arrivé sur la base le 18 février, était « confirmé positif ». L’homme a été isolé pendant quatre jours dans la base de vie avant d’être rapatrié en Italie par un avion d’AIitalia. Les travailleurs ont eux aussi été confinés.

Parallèlement, les autorités algériennes ont lancé un appel, au lendemain de l’annonce, pour retrouver les passagers du vol Milan-Rome-Alger du 17 février. Dans la ville de Tizi Ouzou, au nord du pays, trois salariés de la base de Menzel Ledjmet Est, en congés, se sont présentés à l’hôpital, affirmant avoir travaillé avec l’Italien contaminé. Ils ont été placés en isolement, puis libérés, après que les prélèvements effectués « se sont avérés négatifs à toute contamination au Covid-19 », selon un communiqué du CHU de la ville.

« Hospitalisation corona »

Dimanche 1er mars, le bilan s’établit à trois cas. Un communiqué du ministère de la santé annonce qu’une femme de 53 ans et sa fille de 24 ans sont « confirmées positives » dans la région de Blida, au sud de la capitale. Comment ont-elles été contaminées ? Deux membres de leur famille, résidant en France, sont venus passer une semaine de vacances en Algérie. C’est lors de l’enquête épidémiologique qui a suivi l’hospitalisation, en France, de ces deux patients, que ces deux femmes ont été approchées par les équipes médicales alors qu’elles ne présentaient aucun symptôme.

A Alger, un étage de l’hôpital El Kettar est désormais réservé à l’isolement de cas suspects. Sur les portes rouges, des feuilles A4 portant la mention « Hospitalisation corona » sont affichées. Des soignants apportent un stock de thermomètres. Une dame habillée d’un long manteau vert demande sa route et s’approche de la porte avant d’être interceptée par une jeune femme : « Vous êtes sûre que vous voulez entrer ? Ici, il y a le corona. Il vaut mieux attendre. »

A l’étage du dessous, des patients sont hospitalisés au service infectieux. Et l’entrée est la même, ce qui ne rassure pas Leïla, la parente d’un patient. « Mais j’ai un proche hospitalisé, il faut bien que je lui apporte à manger. Quand j’ai vu les agents de l’accueil avec des masques, je me suis demandée s’il fallait que j’arrête de venir. Finalement, je me lave bien les mains en rentrant chez moi et j’espère que ça ira », tente de se convaincre la visiteuse.

La panique ne semble pas l’emporter

Dans le pays, la mobilisation est importante. Dimanche 1er mars, le président Abdelmadjid Tebboune a présidé une réunion du Haut-Conseil de sécurité où il a appelé à maintenir « un haut degré de vigilance et une mobilisation active », selon l’agence officielle APS. Dans les médias privés comme publics, des responsables répètent les mesures de prévention. Des médecins publient des vidéos sur les réseaux sociaux pour rassurer l’opinion. Dans les hôpitaux, des masques et des blouses de protection ont été distribués aux personnels, et des affiches informatives sur les mesures d’hygiène ont été placardées sur les murs des services d’urgence.

Le ministère de la santé a par ailleurs affirmé avoir réuni les fabricants de masques pour s’enquérir de leur stock et pour leur demander qu’ils « cessent toute vente et toute exportation pour que cela reste disponible pour l’Etat algérien ». Jeudi 27 février, Air Algérie, qui avait déjà suspendu ses vols vers la Chine, a annoncé qu’elle suspendait également ceux à destination de l’Arabie saoudite, alors que 100 000 Algériens étaient enregistrés pour la Omra, le pèlerinage à la Mecque qui se fait tout au long de l’année.

En dépit de cette série de mesure, la panique ne semble pas, pour l’heure, l’emporter. « Je ne suis pas trop inquiet, explique Hafidh, 40 ans. C’est une maladie qu’on ne voit pas pour l’instant. Mais je surveille quand même les informations à la télévision », poursuit-il, vigilent malgré tout. Certains craignent cependant que la situation ne se complique si le nombre de cas vient à augmenter, du fait de la fragilité du système de santé public, au sein duquel les mouvements de protestation des personnels ont été réguliers ces dernières années.

En attendant, lundi 2 mars, le vol régulier d’Air Algérie en provenance de Pékin a atterri à Alger, avec plus d’une centaine de passagers à bord, après avoir été suspendu pendant un mois, sans aucune explication officielle.

Zahra Chenaoui (Alger, correspondance)

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EN FRANCE

Au 03/03/20, à 13h, la situation épidémiologique nationale fait état de 204 cas confirmés. Ces cas confirmés sont rapportés dans 12 régions en métropole avec au moins un cas confirmé : Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Bretagne, Grand-Est, Hauts de France, Ile-de-France, Normandie, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Pays de la Loire, Provence Côte d’Azur et Guadeloupe.

Trois décès ont été rapportés en France depuis le 14/02/2020 : un homme de 81 ans diagnostiqué fin janvier 2020, qui était hospitalisé à Paris ; un homme de 60 ans diagnostiqué fin février 2020 hospitalisé à Paris ; et une femme de 89 ans diagnostiquée début mars, hospitalisée dans les Hauts-de-France.

Caractéristiques des cas, COVID-19, France, 02/03/20, 12h (source : Santé publique France)

1126 cas investigués dont : 178 (16%) cas confirmés, 815 (72%) cas exclus, 133 (12%) cas en cours d’investigation ; parmi les 178 cas confirmés : 99 hommes, 79 femmes, et âge médian : 51 ans (cas âgés de 1 à 92 ans). 
La mise à jour de la définition de cas avec l’ajout des régions italiennes dans la liste des zones d’exposition à risque a été suivie d’une augmentation du nombre de signalements de cas possibles chez des personnes de retour de ces régions.

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LIRE AUSSI in Wikipédia:

CORONAVIRUS

« Une nouvelle forme de syndrome respiratoire, analogue au SRAS, est apparue à Wuhan (province du Hubei, Chine) début décembre 2019. Cette pneumonie, appelée maladie à coronavirus 2019, est due au SARS-CoV-2, un nouveau coronavirus13,14. En janvier 2020, le virus a été nommé provisoirement 2019-nCoV, puis en février définitivement SARS-CoV-2.

La maladie est apparue chez des clients et les commerçants du marché aux poissons de Huanan à Wuhan (où l’on vend aussi des oiseaux, des serpents et des lapins). Elle est d’origine animale et se transmet entre êtres humains15. Le 31 janvier 2020, on constate que le bilan s’alourdit sur 9 776 cas de contamination, la Chine enregistre du début de l’épidémie au 8 février 2020 – 722 décès, épicentre de l’épidémie16. La contagion se répand dans le monde, notamment dans des pays asiatiques, européens, océaniques et en Amérique du Nord : le 29 janvier 2020 plus de 6 000 personnes se retrouvent infectées. L’épidémie devient ainsi plus importante que l’épidémie de SRAS, en 200317. Le jeudi 30 janvier au soir, l’Organisation mondiale de la Santé a décrété l’urgence de santé mondiale. Cette mesure n’avait été décrétée que cinq fois depuis sa création : pour Ebola (deux fois), la grippe H1N1, Zika et la poliomyélite. En date du 2 mars 2020, le cap de 90 000 cas et de 3 000 décès a été franchi. »

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Notes : 13_ (en) Parham Habibzadeh et Emily K. Stoneman, « The Novel Coronavirus: A Bird’s Eye View », The International Journal of Occupational and Environmental Medicine, vol. 11, no 2,‎ 5 février 2020, p. 65–71 (ISSN 2008-6520 et 2008-6814, DOI 10.15171/ijoem.2020.1921, lire en ligne [archive], consulté le 5 février 2020)

14_  (en) Jon Cohen et Dennis Normile, « New SARS-like virus in China triggers alarm », Science, vol. 367, no 6475,‎ 17 janvier 2020, p. 234-235 (DOI 10.1126/science.367.6475.234) .

15_ (en) « China confirms people-to-people transmission of new coronavirus (state media) » (archive), sur France 24, 20 janvier 2020 (consulté le 20 janvier 2020)

16_ « EN DIRECT- Coronavirus: avec 5974 personnes touchées, le nombre d’infections en Chine dépasse celui du SRAS (archive), sur LCI (consulté le 29 janvier 2020)

17_ « Coronavirus: plus de 6000 cas confirmés dans le monde, le nombre d’infections en Chine dépasse celui du Sras (archive), sur L’Obs (consulté le 25 février 2020)

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L’article dans sa totalité, ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Coronavirus

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SITUATION AU 10 MARS:

CLIQUER ICI POUR VOIR LA VIDÉO_ SITUATION AU 10 MARS EN FRANCE___

ET: In: sante.journaldesfemmes.fr/maladies/ [Mise à jour le mardi 10 mars à 12h57]

CORONAVIRUS – Près de 115 000 personnes contaminées par le coronavirus dans le monde, plus de 4000 morts et une épidémie qui avance à grande vitesse en Italie où tout le pays est confiné. En France, plus de 1400 cas et 30 morts sont recensés. Morbihan, Loire, Paris, Ile-de-France… Liste des villes touchées, âge des décès, test coronavirus…

 L’épidémie de coronavirus Covid-19 avance à grande vitesse. L’ensemble de la population italienne est désormais confinée puisque l‘Italie est le deuxième pays du monde le plus touché. Dans le monde, près de 115 000 contaminations sont comptabilisées et plus de 4000 personnes sont mortes. En France, selon le dernier point de Santé Publique France, 1412 cas de coronavirus sont recensés et 30 décès. Il y a 7 regroupements de cas (Bourgogne-Franche-Comté, Haut-Rhin, Morbihan, Oise, Grand Est, Haute-Savoie, Ile-de-France) et un nouveau regroupement en Corse avec 38 cas. Il est recommandé d’éviter les visites aux personnes âgées, tout particulièrement celles des enfants de moins de 15 ans ou des personnes présentant des symptômes ou malades. Dans les établissements de santé, les visites sont limitées à une personne par patient. Les mineurs et les personnes malades ne doivent pas rendre visite aux personnes hospitalisées, y compris en maternité. Comment se protéger pour éviter la transmission ? Est-ce un virus dangereux? Quel est l’âge des personnes décédées en France ? En quoi consiste la quarantaine ? Peut-on toujours voyager ? Comment ne pas céder à la psychose ? Le point en direct. 

Dernières infos en direct :

  • Après la confirmation de 6 nouveaux cas positifs au coronavirus dans l’Aude (14 contaminations au total), tous les établissements scolaires à Quillan et trois écoles de Lézignan-Corbières sont fermés depuis ce mardi 10 mars matin. Les rassemblements sont également limités.
  • En raison d’une possible contamination, Patrick Strzoda, le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, doit rester confiné chez lui et télétravailler, indique l’Élysée. Il devra être testé au coronavirus dans la journée.
  • Le 9 mars, l’ARS a confirmé le cas d’une enseignante de l’école élémentaire Les Sablons de Poissy dans les Yvelines testée positive au coronavirus. L’établissement est fermé jusqu’au 22 mars.
  • Morbihan : 55 cas confirmés dans le département le 9 mars dont une personne décédée, un homme de 92 ans. 4 nouveaux cas confirmés viennent s’ajouter à ceux déjà recensés dans la zone de circulation active du virus constituée par les clusters d’Auray-Crac’h-Brec’h-Carnac-Saint-Philibert-Saint-Anne-d’Auray et de Saint-Pierre Quiberon. 4 nouveaux cas confirmés sont apparus dans plusieurs communes du Morbihan, à Pluvigner, à Plumergat et à Plouharnel.
  • Le ministre de la Culture Franck Riester est testé positif au coronavirus mais s’est dit « en forme » le 9 mars.
  • Une classe de CE2 a été fermée à Paris jusqu’au 17 mars, à l’école élémentaire Blomet du 15e arrondissement. Une élève de 8 ans a été diagnostiquée positive au coronavirus, confirme l’ARS Ile-de-France ce 9 mars : « L’état de l’enfant n’inspire aucune inquiétude. » précise-t-elle dans son communiqué.
  • Un employé du parc Disneyland Paris a été testé positif au coronavirus. Il travaille à la maintenance, dans les équipes de nuit et n’a pas été en contact avec le public selon la direction du parc de loisirs (qui reste ouvert).
  • Le Musée du Louvre a décidé lundi de réguler ses entrées. Seuls les visiteurs munis d’un e-billet et ceux bénéficiant d’une entrée gratuite sont autorisés à y rentrer.
  • Cinq députés français sont infectés par le coronavirus.
  • Le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé l’interdiction de rassemblements de plus de 1000 personnes, sauf les manifestations, les concours ou « le recours aux transports en commun ».
  • 72 cas confirmés de coronavirus en région Paca le 9 mars : 22 personnes dans les Alpes-Maritimes, 25 personnes dans les Bouches-du-Rhône, 12 personnes dans les Hautes-Alpes, 9 personnes dans le Var, 3 personnes dans le Vaucluse et 1 dans les Alpes-de-Haute-Provence.
  • Un cas de coronavirus a été diagnostiqué en Essonne chez un enseignant du lycée Geoffroy Saint-Hilaire d’Etampes. Il a été contact avec un participant du rassemblement religieux de Mulhouse où plusieurs cas de Covid-19 ont été confirmés. Dans un communiqué du 8 mars, l’Académie de Versailles demande aux élèves de certaines classes de rester chez eux jusqu’au 18 mars.
  • 26 cas de coronavirus sont confirmés en Pays de Loire lundi 9 mars dont 4 patients guéris. 8 mars, selon le dernier bulletin de l’ARS :  5 en Sarthe, 4 en Vendée, 8 en Loire-Atlantique, 6 en Maine-et-Loire, 1 en Mayenne et 1 personne hospitalisée dans les Pays de la Loire mais originaire d’une autre région.
  • La ville d’Ajaccio en Corse a été classée en « cluster » (foyer de contagion) dimanche 8 mars. La préfecture de Corse annonce que tous les établissements scolaires d’Ajaccio vont rester fermés deux semaines. Environ 10.000 élèves de 32 écoles, 5 collèges et 5 lycées vont devoir rester chez eux.
  • Les prélèvements pour les tests de dépistage du coronavirus sont désormais réalisables par les laboratoires de ville. 
  • AccorHotels Arena annule tous ses concerts jusqu’au 31 mai sur ordre de la Préfecture de Police de Paris à cause du coronavirus. 24 concerts y sont annulés et seront reportés à des dates ultérieures.
  • Le gouvernement français publie un décret autorisant les pharmacies à fabriquer du gel hydro-alcoolique.
  • La France a engagé le niveau 1 du plan blanc (plan de mobilisation interne), ce qui met tous les hôpitaux en tension pour préparer et anticiper le niveau 2, ainsi que pour mettre en place rapidement des moyens matériel, logistiques et humains indispensables en cas d’afflux de patients dans l’établissement hospitalier. 
  • La France a déclenché le plan bleu dans les Ehpad (Etablissement Hébergeant des Personnes Agées Dépendantes) le 6 mars. Le principe est le même que dans les hôpitaux : le chef d’établissement doit permettre « la mise en oeuvre rapide et cohérente des moyens indispensables pour faire face efficacement à une situation exceptionnelle ». Le plan bleu peut induire notamment « le confinement des résidents, usagers et personnels ; l’évacuation des résidents, usagers et personnels ».
  • Le décret portant sur l’application de prix plafonds des gels hydro-alcooliques est paru le 6 mars au Journal Officiel, et vaut jusqu’au 31 mai 2020. Dorénavant, les contenants à 50 ml ne pourront être vendus plus de 2 euros et les contenants de 100 ml 3 euros maximum. 
  • Le Préfet du Val-d’Oise interdit les rassemblements de toute nature en milieu clos (concerts, salons, expositions, réunions publiques, manifestations culturelles ou sportives, exercice des cultes, …) jusqu’au 20 mars 2020 inclus.

Coronavirus en France : 1412 personnes ont été contaminées

Le virus est désormais présent dans toutes les régions de France métropolitaines et dans trois régions d’Outre-mer (Guadeloupe, Martinique et Guyane). Les cas de contamination au coronavirus en France sont portés à 1412 au lundi 9 mars. Parmi les cas confirmés et isolés :

  • 25 sont décédés : 15 hommes et 10 femmes, 21 personnes de plus de 70 ans ou présentaient des co-morbidités.
  • 66 cas graves.

> En savoir plus sur le profil-type des victimes

Face à l’augmentation des cas en France, le gouvernement a décidé d’annuler tous les événements de plus de 1000 personnes et de fermer des écoles dans certaines villes de l’Oise et de Haute-Savoie, particulièrement touchées par l’épidémie. La France est dans le stade 2 de l’épidémie, c’est-à-dire que le virus circule mais pas sur l’intégralité du territoire. L’objectif est toujours de freiner la diffusion du virus et de protéger les zones non ou peu touchées avec près de 160 établissements de santé mobilisés. Les autorités recommandent de reporter les voyages non indispensables surtout hors de l’Union européenne. Les personnes les plus fragiles sont les plus âgées, atteintes de pathologies chroniques, immuno-déprimées.

• Où sont localisés les cas en France ?

Toutes les régions françaises sont touchées par le coronavirus. Celles qui rapportent au moins 10 cas sont : Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne Franche-Comté, Bretagne, Grand Est, Ile-de-France, Hauts-de-France.

7 regroupements de cas ont été observés :

  • Oise (Crépy-en-Valois / Creil / Vaumoise, Lamorlaye, Lagny Le Sec) 
  • Haute-Savoie (Les Contamines-Montjoie, La Balme-de-Sillingy) : 66 cas confirmés le 9 mars par l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes, dont 8 personnes guéries.
  • Grand-Est : 310 cas confirmés par la préfecture du Grand Est. La plupart des cas confirmés sont reliés au foyer épidémique en lien avec la Semaine de Carême de l’Eglise La Porte Ouverte Chrétienne de Bourtzwiller (Haut-Rhin). 5 cas dans la Marne, 1 cas dans l’Aube, 1 cas en Haute-Marne, 1 cas dans les Ardennes, 3 cas dans la Meuse, 11 cas en Meurthe-et-Moselle, 22 cas en Moselle, 17 cas dans les Vosges, 53 cas dans le Bas-Rhin, 193 cas dans le Haut-Rhin et 3 cas originaires de l’Aisne. Ces cas ont été hospitalisés dans les établissements de santé concernés de la région du Grand Est.
  • Morbihan : 55 cas confirmés dans le département le 9 mars dont une personne décédée, un homme de 92 ans. 4 nouveaux cas confirmés viennent s’ajouter à ceux déjà recensés dans la zone de circulation active du virus constituée par les clusters d’Auray-Crac’h-Brec’h-Carnac-Saint-Philibert-Saint-Anne-d’Auray et de Saint-Pierre Quiberon. 4 nouveaux cas confirmés sont apparus dans plusieurs communes du Morbihan, à Pluvigner, à Plumergat et à Plouharnel.
  • Corse : 38 cas confirmés le 9 mars.
  • Bourgogne-France-Comté : 119 cas confirmés le 9 mars par l’ARS Bourgogne-Franche-Comté. A l’exception de la Nièvre, tous les départements de Bourgogne-Franche-Comté sont confrontés au COVID-19 dans des proportions variables, le Doubs et le Pôle métropolitain Nord Franche-Comté concentrant la grande majorité des cas.
  • Ile-de-France où 300 cas sont confirmés au 9 mars.

Et aussi :

  • 72 cas confirmés de coronavirus en région Paca le 9 mars : 22 personnes dans les Alpes-Maritimes, 25 personnes dans les Bouches-du-Rhône, 12 personnes dans les Hautes-Alpes, 9 personnes dans le Var, 3 personnes dans le Vaucluse et 1 dans les Alpes-de-Haute-Provence.
  • 182 cas en région Auvergne-Rhône-Alpes dont 171 habitants actuellement atteints du COVID-19 dans 9 départements (17 dans l’Ain, 6 en Ardèche, 16 dans la Drôme, 1 en Isère, 15 dans la Loire, 9 dans le Puy-de-Dôme, 49 dans le Rhône, 3 en Savoie, 66 en Haute-Savoie). 8 personnes sont guéries (dont les 6 personnes des Contamines-Montjoie) et 3 personnes sont décédées.

•  300 cas en Ile-de-France : quelles sont les villes touchées ?

Le 9 mars 2020, 57 nouveaux cas de Coronavirus Covid-19 ont été confirmés depuis la veille en Ile-de-France. Cela porte à 300 le nombre de cas confirmés pris en charge dans la région. 283 de ces cas confirmés résident en Ile-de-France.

  • 27 cas à Paris.
  • 15 cas en Seine-et-Marne. 
  • 25 cas dans les Yvelines. Un premier cas de coronavirus avait été confirmé le 4 mars à Versailles. Puis celui d’un patient pris en charge le 6 mars à Mantes-la-Jolie avant d’être diagnostiqué positif à Paris. Le 9 mars, l’ARS a confirmé le cas d’une enseignante de l’école élémentaire Les Sablons de Poissy testée positive au coronavirus. L’établissement est du coup fermé jusqu’au 22 mars.
  • 7 cas dans l’Essonne. 1 homme revenant de Suisse, 2 personnes revenant de Mulhouse où plusieurs cas ont été confirmés. Le premier est un étudiant confiné à son domicile, la préfecture n’a pas précisé son lieu d’habitation. Le deuxième est une femme hospitalisée à l’hôpital Bichat à Paris. Trois cas contacts ont été identifiés et sont confinés. Les deux derniers cas n’ont pas été précisés par les autorités. 3 classes sont fermées dans un lycée d’Etampes. Un enseignant du lycée Geoffroy Saint Hilaire d’Etampes (Essonne) a été testé positif. L’enseignant donnait cours aux 3 classes concernées. S’agissant des autres enseignants, 4 d’entre eux ont été identifiés comme ayant eu des contacts avec le malade, avec un risque de contagion faible donc sans nécessité de mesures d’isolement.
  • 20 cas dans les Hauts-de-Seine.
  • 16 cas en Seine-Saint-Denis. Le 6 mars, l’ARS Ile-de-France indiquait qu’une institutrice exerçant au sein de l’école maternelle Jacqueline Quatremaire de Drancy a été diagnostiquée positive au coronavirus. Le préfet de Seine-Saint-Denis, l’ARS et le rectorat ont décidé la fermeture de cette école maternelle jusqu’au 18 mars inclus, puisque l’institutrice a été en contact rapproché avec plusieurs enfants et collègues. Par ailleurs, deux cas ont été confirmés dans la ville de Montreuil (un père et sa fille âgée de 12 ans) et ont été hospitalisés à Paris.
  • 15 cas dans le Val-de-Marne.  5 cas sont recensés dans le Val-de-Marne, deux personnes vivent à Charenton-le-Pontdeux à Vitry-sur-Seine et une au Kremlin-Bicêtre. Elles sont âgées de 20 à 70 ans. Deux sont hospitalisées. Parmi les autres cas, un agent administratif du lycée Mistral de Fresnes, un conducteur de bus du dépôt de Thiais de la RATP testé positif au coronavirus jeudi 6 mars .
  • 45 cas dans le Val-d’Oise. Des cas d’infection au coronavirus ont été diagnostiqués au sein d’une même famille résidant à Louvres, a confirmé l’ARS Ile-de-France dans un communiqué du 4 mars. Un enfant fréquentant le groupe scolaire du Bouteillier et un parent ayant participé à la vie de l’école ont été diagnostiqués positifs. Le maire a décidé la fermeture du groupe scolaire du Bouteillier de Louvres jusqu’au 18 mars 2020 inclus. Le 8 mars une animatrice intervenant au sein de l’école maternelle Delacroix de Louvres (Val-d’Oise) a été testée positive au Coronavirus Covid-19. Elle est confinée à son domicile pour 14 jours et les membres de sa famille ont été testés négatifs. Compte-tenu de cette information et du fait que les échanges entre enfants en bas âge sont réguliers et difficilement traçables, la décision a été prise de fermer l’école maternelle pour 14 jours à compter du 6 mars, date du dernier contact avec le cas confirmé. Le 7 mars, 5 nouveaux cas de coronavirus ont été identifiés à Méry-sur-Oise, s’ajoutant au 9 premiers déjà confirmés dont un patient est décédé (un homme de 86 ans). Un lien a pu être trouvé entre tous ces cas qui vivent dans un périmètre géographique restreint. L’un d’entre eux est dans un état sévère. Le Préfet du Val-d’Oise interdit les rassemblements de toute nature en milieu clos (concerts, salons, expositions, réunions publiques, manifestations culturelles ou sportives, exercice des cultes, …) jusqu’au 20 mars 2020 inclus. Les écoles et établissements scolaires de la commune restent ouverts et les accueils périscolaires sont maintenus. Seules les sorties scolaires sont suspendues jusqu’au vendredi 20 mars 2020 inclus.

Décès en France

« Le taux de mortalité est réévalué  » et tourne autour des 1 à 2%, indique Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé. Soit un taux plus élevé que la grippe, mais moins que celui du SRAS. 30 décès ont été confirmés par Santé Publique France le 9 mars. Parmi eux : 

  • un patient chinois de 80 ans le 14 février à Paris,
  • un enseignant français de 60 ans le 26 février dans l’Oise,
  • un troisième décès a été confirmé le lundi 2 mars, il s’agit d’une femme de 89 ans hospitalisée et décédée à Compiègne et testée positive au coronavirus après le décès.,
  • le mardi 3 mars 2020, la Direction générale de la Santé annonce un quatrième décès dans le Morbihan : il s’agit d’un homme âgé de 92 ans.
  • le jeudi 5 mars 2020, le ministère des Solidarités et de la Santé ont annoncé deux décès supplémentaires : une personne de 73 ans originaire de l’Oise et une autre de 64 ans originaire de l’Aisne.
  • Samedi 7 mars, l’Agence régionale des Hauts-de-France indique que l’un des nouveaux décès est une femme de 83 ans et résidente en EHPAD à Crépy-en-Valois dans l’Oise.
  • Un homme de 86 ans habitant de Méry-sur-Oise est décédé après avoir été infecté par le coronavirus.
  • 3 décès sont confirmés le 9 mars par l’ARS et la Préfecture d’Auvergne-Rhône-Alpes : un homme de 81 ans, originaire de Savoie, et une femme de 76 ans venant du Rhône, une autre personne décédée dans la Drôme. 
  • Quatre décès dans le Grand Est dont une femme décédée le 9 mars, âgée de 94 ans et originaire des Vosges.
  • Premier mort du coronavirus en Corse : un homme de 89 ans à l’hôpital d’Ajaccio dans la nuit de dimanche 9 mars au  lundi 10 mars. 

Stades de l’épidémie 1, 2 et 3 : c’est quoi ?

Il y a trois stades de gestion de l’épidémie de coronavirus en France. La France est actuellement en stade 2. Qu’est-ce que ça veut dire concrètement ? Et à quoi correspond le stade 3 ?

Stade 1 :  freiner l’introduction du virus sur le territoire national.

Il se traduit par la mise en alerte du système de santé et des professionnels : mobilisation des moyens pour isoler les malades, les détecter rapidement ainsi que les cas contact, contrôles au retour des zones infectées.

 Il n’y a plus de quatorzaine pour les personnes revenant d’une zone à risque comme le virus circule dans plusieurs régions.

Stade 2 : empêcher que le virus ne circule activement sur le territoire. 

Le virus ne vient plus seulement de Chine et d’Italie. Il circule au sein de plusieurs regroupements de cas en région comme dans l’Oise. Il n’y a plus de quatorzaine pour les personnes revenant d’une zone à risque mais des mesures de réduction sociale. La quatorzaine est toutefois maintenue pour les cas contacts à haut risque. Plusieurs mesures strictes sont prises comme la fermeture d’écoles, l’annulation d’événements rassemblant plus de 5000 personnes… Il y a un déclenchement d’une deuxième ligne d’établissements de santé pouvant accueillir les malades du coronavirus (on est passé de 38 à 138). Un hôpital de référence a été désigné dans chacun des départements et régions d’outre-mer.

Stade 3 : le virus circule largement dans la population.

Le stade 3 ou stade épidémique correspond à une circulation active du virus sur tout le territoire. La stratégie repose alors sur l’atténuation des effets de l’épidémie. 

Que faire si on pense avoir des symptômes ?

Les premiers symptômes d’une infection au coronavirus ressemblent à ceux de la grippe : fièvre, toux, douleurs musculaires, fatigue... puis elle dégénère et se caractérise par des difficultés à respirer. « La maladie démarre de façon bénigne et puis vers le 8e jour ou 10e jour, il y a un certain nombre de patients qui s’aggravent de façon conséquente, c’est un processus pas très habituelle en maladie infectieuse » remarque le Dr Catherine Leport, responsable de la mission Coreb lors d’une table ronde au Sénat le 26 février 2020. Il existe des formes asymptomatiques et bénignes, ce qui distingue ce nouveau coronavirus du virus du Sras (un autre coronavirus) qui ne se manifestait que par des formes sévères, et retarde le diagnostic.

En cas de signes d’infection respiratoire dans les 14 jours suivant le retour de Chine (Chine continentale, Hong Kong, Macao), de Singapour, de Corée du Sud, d’Italie ou d’Iran :

  • Contacter le Samu Centre 15 en faisant état des symptômes et du séjour récent en Chine (Chine continentale, Hong Kong, Macao), de Singapour, de Corée du Sud, ou des régions de Lombardie, de Vénétie et d’Emilie-Romagne en Italie.
  • Évitez tout contact avec votre entourage et conservez votre masque.
  • Ne pas se rendre chez son médecin traitant ou aux urgences, pour éviter toute potentielle contamination.

Un virus qui se transmet bien plus par les mains que par la salive : lavez-vous les mains souvent !

Comment éviter la transmission ?

Comme il n’y a ni vaccin, ni médicament efficace contre le coronavirus, le meilleur moyen de s’en protéger est l’application de mesures d’hygiène. Si beaucoup se ruent sur l’achat de masques, il faut savoir qu »ils n’ont « aucun sens si on ne se lave pas les mains puisqu’en pratique on touche des surfaces contaminées. l’hygiène des mains est donc fondamentale » a martelé le Pr Jérôme Salomon. Il est recommandé de se laver les mains après avoir toussé, éternué, avant et après avoir préparé à manger, avant de manger, après être allé aux toilettes, après avoir manipulé des animaux… Autre réflexe à prendre quand on sort de la maison : emmener du gel antibactérien avec soi pour désinfecter les mains en l’absence d’eau et de savon. Enfin, le Pr Jérôme Salomon a recommandé le 9 mars de rester chez soi et de ne pas aller travailler si on tousse et qu’on a de la fièvre.

Port de masque : lequel, pour qui, où en trouver ?

Le port du masque chirurgical est recommandé si vous êtes malades pour éviter de diffuser la maladie par voie aérienne, et pour les professionnels de santé. Il n’est pas recommandé dans les autres cas. La vente de masques de protection est désormais soumise à une prescription médicale. Seules les personnes disposant d’une ordonnance et les professionnels de santé peuvent en recevoir en se rendant en pharmacie. Un décret a été publié au Journal Officiel pour réquisitionner les stocks de masques de protection de type FFP2 détenus par  » toute personne morale de droit public ou de droit privé » et les stocks de masques anti-projections détenus par les entreprises qui en assurent la fabrication ou la distribution. 

————–

Zones à risque dans le monde

Les zones à risque à cause de l’épidémie de coronavirus sont celles où le virus circule activement. Il s’agit de :

  • La Chine (Chine continentale, Hong-Kong, Macao)
  • Singapour
  • La Corée du Sud
  • Quatre régions d’Italie (Lombardie, Vénétie, Emilie-Romagne et Piémont)
  • L’Iran

Que faire en cas de voyage ?

L’épidémie de coronavirus complique les déplacements à l’étranger. Le gouvernement déconseille les voyages en Chine et recommande de reporter les voyages non indispensables surtout hors de l’Union européenne. Plusieurs conseils aux voyageurs sont affichés dans les aéroports : ne pas manger de viande crue, se laver les mains, ne pas toucher d’animaux… 

PAYS NOMBRE DE MORTS
Chine 3 136
Italie 463
Iran 237
Corée du Sud 54
France 30
Espagne 30
US 26
Japon  9
Irak 7
Japon – Bateau Diamond Princess 6
Grande-Bretagne 5
Australie  4
Pays-Bas 4
Hong Kong 3
San Marino / Saint-Marin 2
Suisse 2
Allemagne 2
Philippines 1
Argentine 1
Taiwan 1
Canada 1
Thaïlande 1
Egypte 1
TOTAL 4026

c

Cas confirmés de coronavirus dans le monde au mardi 10 mars à 11h02
PAYS CAS CONFIRMES DE CORONAVIRUS
Chine 80 756
Italie 9 172
Corée du Sud 7 513
Iran 7 161
France 1 412
Espagne 1231
Allemagne 1 224
Etats-Unis 754
Japon 530
Suisse 374
Pays-Bas 321
Royaume-Uni 321
Suède 261
Belgique 239
Norvège 227
Singapour 160
Autriche 157
Malaisie 117
Hong-Kong 115
Danemark 113
Bahreïn 109
Australie 91
Grèce 84
Canada 77
Irak 71
Koweït 65
Islande 65
Emirats Arabes Unis 59
Egypte 59
San Marino 51
Thaïlande 50
Israël 50
Inde 47
Taiwan 47
Liban 41
République tchèque 40
Portugal 39
Philippines 35
Finlande 33
Vietnam 31
Brésil 30
Palestine 25
Slovénie 25
Irlande 24
Arabie Saoudite 20
Algérie 20
Russie 20
Indonésie 19
Qatar 18
Oman 18
Argentine 17
Roumanie 17
Pologne 17
Pakistan 16
Equateur  15
Géorgie 15
Chili 13
Croatie 13
Macao 10
Estonie 10
Azerbaïdjan 9
Pérou 9
Costa Rica 9
Hongrie 9
Slovaquie 7
Afrique du Sud 7
Mexique 7
Albanie 6
Maldives 6
Lettonie 6
Biélorussie 6
Bosnie-Herzégovine 5
Guinée Française 5
Nouvelle-Zélande 5
République dominicaine 5
Luxembourg 5
Tunisie 5
Sénégal 4
Macédoine du Nord 4
Afghanistan 4
Bulgarie 4
Malte 4
Bangladesh 3
Colombie 3
Cambodge 2
Cameroun 2
Saint Martin 2
Îles Féroé 2
Nigéria 2
Maroc 2
Chypre 2
Martinique 2
Serbie 2
Lituanie 1
Burkina Faso 1
Saint-Barthelemy 1
Monaco 1
Channel Islands 1
Mongolie 1
Togo 1
Arménie 1
Ukraine 1
Vatican 1
Liechtenstein 1
Panama 1
Andorre 1
Gibraltar 1
Brunéi 1
Moldavie 1
Bhoutan 1
Népal 1
Jordanie 1
Paraguay 1
Sri Lanka 1
Autres 696
TOTAL 114 536

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