10 décembre, Marcher de DYLAN à MELENCHON

10 décembre, Marcher de DYLAN à MELENCHON

Le samedi n’est pas un jour tout à fait comme les autres ici. Du moins dans notre petite ville du sud et comme dans de nombreuses autres villes ou villages. Ce jour est particulier, car c’est LE jour (sur 365) décrété par l’ONU « journée internationale des droits de l’homme »… (10.12.48) et du prix Nobel. Et c’est aussi un jour de marcher et un jour pour marché (ou l’inverse). Au pas de charge. Passer devant la gare, la poste ouverte jusqu’à midi trente, l’église St-Louis (103 ans), monter la grande avenue du ‘Grand homme’ qui traverse la ville du sud au nord, emmitouflé dans une parka d’automne, car Noël arrive (autant de Noël que d’enfants qui y croient) et avec lui le mauvais temps, l’espoir et plein de résolutions à prendre (« arrêter de fumer dès le 1° du mois » par exemple ou bien « arrêter d’écrire n’importe quoi sur Facebook ») à préparer dès aujourd’hui. Marcher vers le nord et s’il se trouve un Tabac-PMU ou un Tabac-Loto y entrer pour mettre des croix au hasard (qui sait ?) : 10.12.16… sur une grille. Marcher donc jusqu’au grand marché du quartier nord. Oui, nous aussi nous avons notre quartier nord. Entendez ‘‘nord’’ comme un des points cardinaux c’est tout. Il ne s’y passe rien de bien méchant dans notre « quartier nord ». Arrivé au marché ralentir la cadence, faire comme tout le monde, traîner, regarder, demander le prix des boites de thé vert chinois de 500 gr « Camel, China green tea » (2€50) ou « 777 » (4€00) ou « Aguelid, le roi du thé », « cinq cinquante monsieur », prendre trois bottes de menthe (0€50X3), sourire au vendeur, mais répéter entre vos dents « c’est cher ». Continuer votre marche et tomber sur des gars que vous trouvez tout de suite sympathiques. Vous entamez, ou plutôt ils entament la discussion, et vous les trouvez encore plus sympathiques… Ils sourient (comme vous), vous tendent un prospectus que vous refusez en souriant toujours « je suis convaincu vous savez, gardez-le pour une autre personne ». Ils insistent, alors vous le prenez le prospectus. La discussion est chaleureuse, et la conviction brûlante. Vous les saluez et quittez le marché pour marcher encore, mais plus vite. Retrouver la cadence initiale. Marcher, marcher, marcher… pour faire plaisir au docteur, très catégorique « à votre âge monsieur A., vous devez marcher au moins 45 minutes par jour ». Vous êtes content de savoir que votre médecin sera plus content que vous d’apprendre (car vous lui raconterez tout n’est-ce pas) que vous marchez ainsi tous les jours 45’ et plus encore le samedi lorsque vous traversez la ville du sud au nord avant de rentrer chez vous prendre un apéritif bien mérité, écouter une bonne chanson

 « How many roads must a man walk down, Before you call him a man ? (tiens, tiens, ira-t-il chercher son chèque ? c’est aujourd’hui à Stockholm normalement. Il rigole peut-être sous sa barbe le vieux troubadour dans l’un de ses ranchs californiens. Il les entend tous « Le camouflet de Dylan »… mais lui n’en a que fichtre) ou lire quelques pages flottantes de Duras ou bien encore – comme c’est le cas aujourd’hui – vous plonger dans le réel, loin de Dylan, dans le prospectus de l’équipe de La France Insoumise (FI ou Phi). Écoutez-la cette belle équipe…

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« Sans être forcément  d’accord sur tous les sujets, je crois que nous réagissons de la même façon : on ne peut vivre heureux au milieu d’une marée montante de misère ou de gêne. On ne peut vivre content quand des ouvriers qui défendent leur emploi sont condamnés à de la prison ferme. Surtout quand de puissants personnages restent impunis. (… ) »

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