De Marseille à Tuktoyaktuk

Lundi 13 mars 2023

ET SI ON LISAIT  ?

Nous sommes au cœur de la deuxième décade de mars sous les auspices d’un climat hésitant le matin, printanier l’après-midi. En Algérie, le cerveau de nombre de citoyens bat la chamade. C’est que les semaines qui s’annoncent angoissent beaucoup, pas tant sur le plan spirituel (encore que…), mais pécuniaire. La grande question, telle un marronnier typographique, revient chaque année : « comment faire ? » Quant au mois sacré, « Happy Ramadan Kareem » (merci Mobilis), il fait son petit bonhomme de chemin sans se soucier du monde. Il attend patiemment que la lune de Chaâbane soit pleine pour squatter la suivante. Il ne s’impatiente jamais et avance, sûr de lui, sans jamais bousculer personne. Il arrive « me voilà, bonjour à vous ». Et chacun va à sa rencontre avec ses petites manies, ses petites craintes, parfois à pas forcés. On extrait du vieux tiroir du meuble oublié de la chambre – comme chaque année aux mêmes moments – ses belles résolutions marquées au feutre noir. On retourne chez le coiffeur, on arrête de fumer, de boire, de cracher par terre, de dire des bêtises et d’enfoncer ses voisins par des médisances (ou mésidances comme dirait l’imam adoré des médias français, celui qui dit Amène à tout). Les commerçants quant à eux ne sont pas concernés puisque c’est au courant de ce mois béni qu’ils font 75% du camembert-bénéfices annuels et autant d’arnaques et d’entourloupes (par eux bénies aussi), quels que soient les prêches et quoi que disent les Textes. On squatte la mosquée dès la nuit tombée jusqu’aux premières lueurs du jour suivant en promettant au Miséricordieux de ne plus recommencer. Puis on oublie avant de précisément recommencer le lendemain, suscitant le courroux de Djabelkheir. Ainsi va le monde. Faudrait peut-être que moi aussi je me calme un peu. Je vais où là avec toutes ces lignes, limites irrespectueuses ? Le calme disais-je.

Je reviens à mon objet. Je disais que Ramadan est à nos portes. C’est une occasion de lire un peu. Une idée sympathique s’est introduite dans un de mes rêves empathiques. Celle de raconter une histoire durant ce mois où on tourne pas mal en rond, une histoire que je saucissonnerai à raison d’une plage de lecture de trois à quatre minutes par jour durant trente. Une histoire enjolivée avec de belles photos et que vous pourriez compléter (l’histoire) à votre aise et guise si cela vous dit (ou vous chaut).

 Si vous êtes d’accord évidemment. Si vous ne l’êtes pas, tant pis, je posterai une tranche d’histoire durant trente jours, chaque jour une quarantaine de lignes Facebook, jusqu’à l’Aïd ce qui revient au même… Maâza wa law taret. Une histoire sympathique, dont le coup d’envoi sera donné le premier jour de Ramadan. Alors, patience. C’est la mer des vertus le savez -vous? En attendant je vous propose un petit indice, cette belle photo pour délier un peu les langues.

Aéroport de Paris CDG.

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