Archives mensuelles : avril 2020

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La rue est mal élevée

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À l’image, Laurence Vielle lisant un poème de Milady Renoir.

La rue est mal élevée – Un poème de Milady Renoir

La rue dévie des droites, de ligne et de parti,

La rue traite les hypoténuses comme des abus de langage,

La rue est la langue des peuples,

La rue inonde les murs d’encre et de signes,

La rue est la naissance, sa mort, sa renaissance,

La rue est mal élevée,

La rue pisse debout, assise, à quatre pattes,

La rue désenfouit les origines communes,

La rue attrape des maladies, des papillons

La rue a mauvais genre

La rue converge les luttes, les putes, les mecs en rut,

La rue radote, des cris de gueux aux fanatiques de dieu,

La rue est orpheline mais pas infertile,

La rue ne chuchote pas avec les yeux,

La rue harangue au tambour,

La rue est mal élevée,

La rue, c’est pas un projet bioéthique à développement durable

La rue, c’est pas un laboratoire du vivre-ensemble repentant,

La rue, c’est pas un espace vert ou jaune ou bleu ou…

La rue, c’est pas une réserve naturelle pour tourisme de masse,

La rue c’est pas un safari pour flics malformés,

La rue c’est pas une ZAD à grenader,

La rue c’est le syndicat du pavé,

La rue, c’est le désir du désordre,

La rue est mal élevée,

La rue commence au ras du sol, avec des pas,

La rue, une mère qui élève mal mais qui laisse grandir tout autant,

La rue riposte à la frontière,

La rue, porte de la loi, fenêtre avec vue sur le manque de droits,

La rue où craquent les vernis,

Dans la rue, on ne naît pas vivant, on le devient,

La rue est mal élevée,

La rue laisse mourir entre ses bras froids,

La rue cible les sans papiers

La rue compile les cris, les rires, les crises et les méprises,

La rue, palimpseste des impuissances,

La rue décide du sort, joue du destin, Hécate au rond-point,

Mais

Mais

La rue, demain le jour va encore s’y lever,

Et faudra bien penser à bien l’occuper,

jusqu’à ce que les chants des opprimés

passent d’un vague écho à un cri d’unisson.

La rue est mal élevée et fière de l’être,

La rue, ça ne fait que commencer.

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Violence (s)

Il y a trois jours, ce dimanche 5 avril, j’ai posté un article sur Facebook (commençant ainsi : « J’ai lu ce texte, « dégueulasse »… ») en réaction à un post que j’ai trouvé indigne et inacceptable d’une personne qui fut dit-on influente dans un certain milieu algérois. Elle est médecin. Le terme « dégueulasse » c’est elle-même qui l’emploie à propos de son propre texte/comportement. Nos deux posts que j’ai repris sur mon site internet (1) – plus le sien que le mien – ont fait l’objet de beaucoup de réactions. La violence de nombre d’entre elles  m’a interpellé. J’ai répondu à certains posts, j’en ai supprimé d’autres, mais il y en avait tant que plusieurs m’ont échappé. Tous ces textes violents étaient destinés à ce médecin. Comment est-ce possible, me suis-je dit. N’avons-nous pas d’autres moyens pour exprimer notre désaccord ? N’avons-nous que l’injure, que la diffamation, que porter atteinte à la dignité de la personne, que de la salir ? Sommes-nous à ce point démunis pour ne retenir que la violence pour nous défendre ? Si mon post, en réaction à celui de cette personne, est rude, très rude, il ne traite que de ce qu’elle dit (elle-même est limite, limite), non de ce qu’elle est. Je me suis alors interrogé sur le pourquoi de cette violence. Cette violence « démocratisée », sur Facebook ou dans notre quotidien dans la vie formelle vraie, n’est pas tombée du ciel.

Nous sommes aujourd’hui mercredi 8 avril, c’est à dire au lendemain de la commémoration d’une grande violence. Meurtrière celle-là. Il s’agit de l’assassinat de maître Ali Mecili. Beaucoup d’utilisateurs des réseaux sociaux ne connaissent pas Ali Mecili. Combien connaissent les héros, les martyrs ? Les héros de la guerre de libération, ceux qui ont milité pour le respect des Droits du citoyen à commencer par le droit de dire et d’écrire. Ali Mecili en était un.

La commémoration du 33° anniversaire de son assassinat par un voyou missionné par la Sécurité militaire algérienne (SM) de sinistre mémoire, est quasiment passée sous silence. À ce propos, on ne peut aujourd’hui parler de censure ou d’autocensure. Il y a là une volonté éditoriale libre et indépendante. Hormis Le Quotidien d’Algérie et Libre Algérie dont Ali Mecili a été le fondateur, peu de médias (peut-être même aucun) ont évoqué la mémoire de cet infatigable combattant pacifique pour les libertés. Et peu de pages Facebook évoquent Ali Mecili. Pas même celles d’actuels ou d’anciens responsables ou cadres ou professionnels de gazettes, pas un petit mot. Culpabilité ou fil à la patte ? Étourderie peut-être. Pas même ceux qui habituellement pérorent sur tout et rien. Ali Mecili, enfoui de nouveau.

Depuis toujours, le pouvoir en Algérie a favorisé la violence politique illégitime au nom de l’histoire passée et en devenir. Même si aujourd’hui on peut introduire quelques nuances du fait du long combat politique des Algériens. Le pouvoir algérien a favorisé cette violence en la pratiquant par le biais des structures de l’État ou en la suscitant parmi des segments de la société, des radicaux de toutes sortes, assoiffés de pouvoir et autres opportunistes. Pour n’aborder que l’histoire récente de notre pays, on peut interroger nombre d’islamistes repentis ou d’anciens membres de milices armées par l’État dans les années de terreur, les années noires 1990-2000 telles que celles de Hadjout, Bougara, Jdiouia … par exemple.

À la suite de manifestations, de jeunes adolescents, des enfants, ont été les victimes majoritaires de ces violences (octobre 1988, printemps noir 2001…) Des jeunes exclus de l’enseignement, même en étant physiquement présents sur les bancs de l’école en faillite. Le rôle de l’éducation nationale n’est pas en reste. La violence physique et symbolique au sein des établissements scolaires (en particulier) a toujours été présente depuis l’indépendance. Cette violence n’a jamais véritablement été dénoncée, parfois même érigée en règle (ségrégation, humiliation et autres violences contre les filles notamment parfois en usant du registre religieux). Lorsque la religion est instrumentalisée, ce ne sont qu’exemples de violences brutes (extrapolation) et anachroniques qui sont servis aux auditoires en constitution. Les traumatismes « nationaux » sont évacués, je dirais étouffés, faute de moyens humains, matériels et de volonté politique. L’enseignement de la communication, du raisonnement, de l’amour de la connaissance, est bancal, frise l’incompétence… les prières deviennent le lot des lycéens, en classe ou dans la cour de récréation. Et la dualité s’installe, et l’altérité et la contradiction sont brutalisées, voire rejetées, niées. Grâce à l’Internet, aux réseaux sociaux (il y a du bon) beaucoup parmi ces jeunes s’ouvrent au monde, à la connaissance heureuse et ouverte. Et c’est heureux. Mais beaucoup sont peu encouragés, voire abandonnés sur le bord de la route.

La violence au sein des télévisions publiques et privées est régulière jusqu’à y compris des émissions « légères » comme ces « caméras cachées » – l’exemple criard – complètement irresponsables. Lors des « débats » (lorsque ce n’est pas l’animateur qui monopolise la parole de longues minutes avant de la céder à ses invités) on en arriverait fréquemment aux mains (c’est l’impression que nous avons). La gesticulation est si haute parfois qu’on en vient à retenir son souffle. La communication n’a plus de sens. Les échanges sont insipides, on n’y développe pas l’esprit d’écoute, de compréhension, de critique et c’est peu dire. Et même ce semblant d’échange a disparu depuis janvier dernier. L’unique démultipliée est de retour. Avez-vous regardé El Hayet TV ? (entre autres) Je ne vous y inciterais pas.

Enfin, l’espace public d’expression citoyenne est entièrement cloisonné ou réduit à sa plus simple expression. Durant le Hirak que j’appellerai I, Hirak I – le suivant attend patiemment la mort du Covid 19 pour jaillir et prendre la relève – les citoyens ont créé toutes sortes d’espaces et de formes d’expressions libres. La pandémie (et la violence du pouvoir) a brutalement interrompu ces expériences.

AH- 8 avril 2020

(1)- http://ahmedhanifi.com/un-medecin-algerien-suggere-la-selection-des-malades-du-covid-19/

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ALI MECILI

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Ali Mecili à gauche avec Da El Mouhoub Naït Maouche (photo Libre Algérie- 07.04.2020)

Le 7 avril 1987, la SM faisait assassiner Ali Mecili, au coeur de Paris.

;https://www.youtube.com/watch?v=Lxoc8UxP4hQ

CI-DESSUS: « 8 avril 1987 Portrait de maître Ali MECILI, avocat d’origine algérienne, proche de l’opposition dans son pays, qui vient d’être assassiné à Paris. Images d’archives du « JA2 20H » du 26/10/86 de la manifestation de sympathisants des treize Algériens menacés d’expulsion, en présence d’Ali MECILI ; images d’archives d’Ahmed BEN BELLA en Algérie ; extrait de « Midi 2″ d’A2, aujourd’hui, dans lequel Ait AHMED, chef historique de la lutte pour l’indépendance, accuse les services spéciaux algériens d’avoir assassiné Ali MECILI ; interview de Me Michèle BEAUVILLARD (avocate) sur la personnalité de l’avocat Ali MECILI ; extrait d’une conférence de presse de AIT AHMED au coté d’Ahmed BEN BELLA (archives). politique; archive television; archive tv; ina; inna; Institut National de l’Audiovisuel; french tv Images d’archive INA Institut National de l’Audiovisuel » (INA.FR)

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ICI: émission spéciale CANAL + 30 juin 1999

Lisez ce « spécial Mecili » de Libre Algérie de ce jour.

CLIQUER ICI POUR LIRE CE SPÉCIAL « LIBRE ALGÉRIE »

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« Nous commémorons aujourd’hui (Mardi 7 avril 2020), le 33ème anniversaire de la disparition dramatique d’un homme exceptionnel, d’un militant hors pair et un repère politique de grande valeur pour le combat démocratique en Algérie. Dans un contexte mondial sans précédent, où l’ordre imposé par les hégémonies traditionnelles est fortement bouleversé, de par la crise sanitaire qui interpelle, tout individu est sur des lendemains incertains. L’Algérie, n’échappe pas bien sûr, d’autant frappée doublement, en plus de la crise que traverse la planète, ses recettes pétrolières se voient en baisse au fur et à mesure la crise du COVID19 perdure et perturbe le marché mondial des hydrocarbures, à cela s’ajoute l’instabilité du climat politique, depuis des décennies et davantage ces deux dernières.

Une commémoration, qui par la résilience nous devrions repenser le monde, à travers la mondialisation des droits de la personne humaine, de l’esprit de solidarité et d’égalité des peuples, au-delà des frontières tracées par l’économie de marché et les coalitions financières basées essentiellement par la spoliation des richesses des peuples les plus vulnérables, ainsi l’exploitation de l’homme par l’homme et pour l’homme. Un combat, longtemps mené par Ali.

N’ayant pas eu la chance de le côtoyer personnellement, feu Ali MECILI, pour les raisons que tout le monde peut savoir. J’ai eu à le connaitre, à travers ses écrits, témoignages de ses proches et du plus fidèle ami. J’ai particulièrement, par ailleurs, un sentiment de fierté d’avoir appartenu des années durant, en qualité de jeune militant universitaire à la section pépinière, portant son nom, une école où nous avions appris le sens le plus noble du militantisme, du combat démocratique et la véritable signification de l’épanouissement personnel sur le plan formation politique. Il m’est difficile de dissocier l’homme de son parcours de maquisard, de militant ayant été de tout temps pour l’autodétermination du peuple algérien, lui qui était pendant longtemps parallèlement à ses activités politiques, l’avocat des réfugiés africains, kurdes et iraniens… en France.

Dans son ouvrage, intitulé « L’Affaire Mécili », feu Hocine AIT AHMED, dans un passage il s’était posé la question : « Farouche ennemi, puis victime, du despotisme politique, Ali va-t-il subir longtemps encore le despotisme d’une légende ? ». Question posée en avril 1989, soit deux ans après le crime d’Etat, commis sur le sol Français. L’omerta sévit toujours, le nœud gordien de l’affaire Mécili, demeure non élucidé pour raisons d’Etats. Comme l’a si bien interprété par son fils « Yalhane », dans une de ses œuvres artistiques « Thagarra N-Ugrawlliw » « la fin d’un Révolutionnaire ».

Tout est dit, c’est-à-dire, une fin tragique pour un homme ayant fait et payé de sa propre vie le prix, pour une lutte des plus nobles, menée non pour soi, mais pour que cesse la tyrannie des plus forts sur la dignité humaine. Le combat pour faire la lumière, et rendre justice sur cet ignoble assassinat est plus qu’un devoir de tout militant engagé, pour l’idéal démocratique pour lequel Ali, est tombé sous des balles assassines, comme le témoigne sa lettre laissée où il disait : « Je meurs sous des balles algériennes pour avoir aimé l’Algérie. ».

Trente-trois ans durant, le despotisme de la légende est subi encore par Ali, sa famille et amis, à ce jour le meurtrier présumé, court toujours en toute liberté. Plus que jamais le combat pacifique pour l’instauration d’une véritable démocratie en Algérie, doit continuer, rendre justice et faire honneur à la mémoire et le combat d’Ali.

Il fut l’artisan du séminaire de mars 1979, il était le pionnier du combat démocratique de l’Algérie postindépendance, au moment où certaines formations politiques ont préférée l’autodissolution, après l’échec cuisant d’une politique dite d’entrisme. Un séminaire ayant éclos le printemps Berbère.

Il était également l’artisan de la conférence et de la déclaration de Londres, en décembre 1985, une vaillance inédite dans l’Algérie indépendante, qui à l’époque a réussi à rassembler l’opposition autour d’un projet permettant au peuple de recouvrer sa souveraineté à travers l’élection au suffrage universel d’une assemblée nationale constituante. Il est à rappeler à travers son engagement au profit de la construction d’une véritable alternative démocratique, des générations de militants se sont succédé pour reprendre le flambeau de son noble combat, et de la structuration d’une opposition réelle au système politique né après la crise de l’été 1962.

L’œuvre de feu MECILI, à travers son long parcours ne peut-être résumée en des lignes, car elle est salutaire, exceptionnelle et une source référentielle pour ceux et celles qui sur le terrain des luttes, essaient de travailler, d’apporter leurs pierres pour la construction de l’Algérie démocratique, telle que conçue et portée par les valeurs de Novembre et l’esprit de la Soummam. Un militant peut se tromper, ne doit jamais tromper !

A travers les différentes étapes de l’histoire de l’engagement politique, depuis le mouvement national algérien, en passant par la nuit coloniale, jusqu’au dernier soulèvement populaire de février 2019, ayant à une naissance inévitable d’une révolution citoyenne joyeuse. Des hommes et des femmes ont chacun à leur manière, ont contribués tant bien que mal à l’édification d’un Etat de droit, ce chemin était loin d’être un long fleuve tranquille, traversant des crises multidimensionnelles et cycliques, dont beaucoup ont succombé à la dialectique de la violence/corruption. Une dialectique orchestrée et organisée, dans la seule optique d’accroitre le discrédit sur la chose politique, des militants évitant l’émergence d’une véritable classe politique crédible, en laissant place aux apparatchiks, charlatans et certains clowns malléables au besoin, seulement pour perdurer la longévité d’un système politique à travers de fausses représentativités, fausses élections et de fausses organisations.

Pour preuve, au lendemain des manifestations de Kharatta et de Khenchla, avant que le soulèvement révolutionnaire ne gagne la totalité du territoire national le 22 Février, des mois durant l’ensemble de ces appareils balayés par une vague de manifestations pacifiques, avant de voir la majorité de leurs responsables gagner des places dans les prisons qu’eux-mêmes avaient construits. En définitif, il ne peut y’avoir de véritable changement sans une alternative démocratique sérieuse, qui traduira en actions politiques les véritables aspirations des algériennes et algériens, à travers des institutions démocratiquement élues, consacrant l’alternance au pouvoir comme principe démocratique fondamental.

Aujourd’hui, plus que jamais, les risques d’une paupérisation galopante, le fossé des inégalités se creuse davantage, et les équilibres régionaux sont plus que menacés, tous ces ingrédients sont réunis non seulement pour remettre en cause l’ordre établi, mais nous envoient au même moment des signaux d’alarme pour que l’espèce humaine risque de s’éteindre, si elle n’arrive pas à se résoudre dans la résilience pouvant assurer l’accompagnement des populations et des catégories les plus fragiles dans le processus du changement post-crise.

Là, la militance est multiforme, où chaque citoyen est mis face à ses responsabilités doit prendre acte, par quelconque moyen pacifique en sa possession, que ce soit, pour mener ce noble combat, qui est celui du militant !

Pour mettre le « militant » face à ses responsabilités historiques, que de mieux que cet appel, de feu Ali MECILI, daté du 13 Mars 1966.

MILITANT! Te voilà de nouveau mis face à tes responsabilités de militant révolutionnaire. En fait, ton combat n’a jamais cessé et il ne cessera tant que l’Algérie vivra sous le règne de la terreur, de la torture et des prisons.

Tu as le devoir impérieux, où que tu sois, de reprendre le combat contre la dictature, de mener comme par le passé une lutte sans merci contre tous ceux qui ont méprisé ton Peuple, lui ont refusé le droit de choisir librement ses authentiques représentants, de choisir librement son avenir politique. Plus que jamais tu lutteras pour la libération de tous les détenus politiques, pour sauver l’Unité nationale et préparer l’unité des forces révolutionnaires, sauvegarder les conquêtes et les acquis de la Révolution, recréer l’impulsion de la base et l’enthousiasme des masses en redonnant la parole au Peuple et à tous les révolutionnaires. MILITANT! Ne cède pas aux provocations et à la propagande criminelle des ennemis de la Révolution et de la Démocratie. Le Peuple Algérien met tous ses espoirs en toi pour hâter la chute des dictateurs et restaurer la légitimité populaire.

L’Histoire nous a déjà donné raison. Forts de l’expérience des années de lutte, en corrigeant les erreurs commises, nul doute que l’Avenir verra le triomphe de nos principes.

L’opinion nationale et internationale peut désormais situer clairement les responsabilités. Le pouvoir issu du 19 juin n’ a ménagé aucun effort pour briser une Paix que tous les Algériens appelaient de tous leurs voeux. Devant l’Histoire et devant les Hommes, ceux qui ont oeuvré dans ce sens portent une très lourde responsabilité dont ils devront répondre un jour. Vive l’Algérie, vive la Démocratie !

Hachimi ARAB »

In : http://librealgerie.info/2020/04/07/mecili-ou-lesprit-du-militant/

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ALI MECILI AU CONGRÈS DU MDA, EN MARS 1987 À PARIS_ 16 JOURS AVANT SON ASSASSINAT PAR LA SM.

Ci-dessous capture d’écran de FB

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PAR TARIK MIRA

J’ai commencé à fréquenter plus assidûment Ali Mecili après l’accord de Londres entre Ait Ahmed et Ben Bella signé le 19 décembre 1985 pour instaurer la démocratie en Algérie. Il fallait donner une voix à cet évènement politique entre deux chefs historiques de la lutte de libération nationale. Le journal « El Badil » était d’obédience benbelliste stricto sensu et ne pouvait pas, en aucune manière, être le porte-parole de l’accord. Il fallait élargir le spectre médiatique d’autant qu’à cette époque, l’accord de Londres suscitait davantage d’hostilité que d’empathie. En tout cas dans les milieux qui sont supposés être proches de nous sur le plan politico-idéologique.

Ali Mecili, partisan résolu de cette alliance, ne craignait pas cette défiance et était persuadé que ce tandem est le seul qui arrivera à renverser le régime du parti unique. En lui rapportant un jour l’opinion hostile de nos proches amis sur le plan politico idéologique, il me répondit un peu énervé : « que veulent-ils ? ». « Ce texte est de Hocine, entièrement écrit par lui. Pas une virgule n’a été concédée », poursuit-il. Et, enfin, conclut-il, « c’est la seule déclaration de cette dimension où ni l’islam ni l’arabité ne sont cités. Tout est basé sur les valeurs et principes universels ». J’apprendrai plus tard que l’absence des deux notions avait en effet suscité des réticences au sein du Mda et, finalement, levées.

Pour lui, ce genre de critiques n’a d’autre but que d’éliminer politiquement son mentor Hocine Ait-Ahmed qui, rappelons-le, trois mois auparavant, soit le 22 septembre 1985, avait été écarté de participation au meeting, tenu à la salle de la Mutualité, à Paris, pour exiger la libération des détenus d’opinion, principalement les fondateurs de la LADDH, dont le Secrétaire général, était Hachemi Nait Djoudi, cadre du Ffs.
Après la signature de l’accord de Londres, s’entrouvrit la possibilité de lancer un journal d’informations tourné vers la démocratie. C’est à cette occasion que j’ai eu à fréquenter davantage Ali Mecili. Ce fut une période courte et dense. Je l’avais, un jour, accompagné, à Créteil, invité par les militants du Mda pour animer une conférence afin de promouvoir encore la démarche des deux chefs historiques, hier adversaires résolus ; aujourd’hui, réunis pour l’alternative démocratique. Au retour de cette conférence nocturne, il m’a conseillé de ne pas foncer tête baissée et de me ménager. Paroles prémonitoires !

Pour avoir plus de soutien à la démarche de Londres, Ali Mecili organisa un diner-débat le 19 mars 1987 au « Jugurtha », rue Saint André des Arts, à Paris. La toile d’un redéploiement politico-médiatique commençait à se préciser. Il me dira, le lendemain : « j’espère que Hocine saura transformer l’essai ». Parabole venue du rugby qui veut dire que tu marqueras des points supplémentaires par la pénalité accordée après le franchissement de la ligne d’essai.

A « Libre Algérie », Ali en tant que rédacteur en chef était chargé de l’éditorial principalement. Malheureusement, il n’avait dirigé que deux numéros avant qu’on l’assassine lâchement, dans le hall de son immeuble.

La veille et l’avant-veille de son assassinat, nous avions déjeuné ensemble pour parler du journal : qui sont les gens susceptibles de nous rejoindre et comment le financer ? Je l’avais même accompagné jusqu’au palais de justice. Il m’a raconté dans le menu détail la défense des benbellistes, en instance d’expulsion vers l’Algérie et qu’il a sauvés in extremis de cet arbitraire dicté par la logique policière. Il ne savait pas à cet instant qu’il sera le prochain sacrifié sur l’autel de la collaboration des services. Il ne s’empêchait pas d’évoquer avec humour l’interrogatoire d’un benbelliste lorsque le policier lui dit : « Alors, t’es terroriste ! » ; l’autre qui lui répond avec une naïveté déconcertante et en même temps véridique : « Non, je suis grutier ». Et,
Ali éclate de rire par l’évocation de ce surréaliste et absurde échange ! 

Il était heureux d’avoir sauvé des griffes du régime de modestes militants, engagés pacifiquement dans le combat politique. Son inquiétude, il me l’avait exprimée qu’une fois lorsqu’il est passé à la télévision en qualifiant le régime algérien d’assassin. Il m’a alors dit : « je crois que je suis allé trop loin ».
J’ai appris son assassinat vers 22h00, en cette journée funeste du 07 avril 1987. A l’époque, il n’y avait pas de téléphone portable. C’est Mohamed Benlhadj qui me l’a appris en me joignant à mon domicile. Il m’a dit : « Ali vient d’être assassiné ; Hocine a cherché à te joindre ». J’étais bouche bée, sonnée par l’énormité de la nouvelle et sidéré car, à cette époque, on ne croyait pas que le régime allait reprendre des méthodes expéditives de cette nature, pratiques normalement disparues. On se trompait, et l’avenir le confirmera.

Je garderai le souvenir d’un homme sensible, affable, aimant la chose publique, passionnément attaché à Hocine Ait Ahmed. Il y avait comme un amour filial entre les deux personnages. 

Quand on m’a demandé d’évoquer le souvenir d’Ali, je n’ai pas hésité mais que dois-je apporter de plus car, normalement, tout a été dit avec les livres de Hocine Ait Ahmed et de Michel Naudy consacrés au personnage et à l’affaire elle-même. J’ai donc voulu quelque chose de plus émouvant à mes yeux, comme par exemple son premier éditorial à Libre Algérie. Je cherchai dans mes archives et je suis tombé sur le manuscrit de l’oraison funèbre prononcée par Hocine Ait Ahmed. Il me l’avait envoyée pour la publier dans Libre Algérie. Et, sauf erreur, l’éloge funèbre a été édité sur ce support le mois de mai 1987….

TARIK MIRA

In: Libre Algérie 7 avril 2020

Un médecin algérien suggère la sélection des malades du Covid 19

(CE MEDECIN: AMIRA BOURAOUI sur son site Facebook)

OU LE FAUX DILEMME DU TRAMWAY

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Sur Facebook, dimanche 5 avril 2020, 10h30

J‘ai lu ce texte, « dégueulasse » de Amira Bouraoui.
Je n’ai pas pu lui répondre directement. Voici ce que j’aurais aimé qu’elle lise. Je viens de l’écrire à chaud ce matin de dimanche.
(publié sur ma page Facebook dim 5 avril 2020)
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Madame Amira Bouraoui, votre discours sur quatorze lignes Facebook, est provocateur, amoral, jeuniste et idiotement mimétique de la pire espèce qui a fait des ravages dans un monde où, il n’y a pas si loin on exaltait le culte de la sélection. Car il s’agit bien de cela : sélectionner des hommes parmi d’autres hommes. Parmi ces « exaltés » nombre de médecins hélas. Votre texte est une juxtaposition de mots sans envergure qui jettent par-dessus bord les nobles principes dont celui de l’égalité entre tous les citoyens. Un discours guerrier où la vie humaine est perçue comme un produit de consommation que vous marchandez aux enchères inversées. Votre discours aventurier et sans aucune précaution oratoire, bien au contraire, est un amas de phrases superficielles que vous qualifiez vous-même de « dégueulasse » dont le but est de faire le buzz et gagner le sommet ou le paradis de la renommée médiatique. Pôvres de nous, quelle médiocrité ! Un discours où « le faire société » est évacué (khawa khawa à la poubelle), un discours qui fait fi de toutes les victoires de la science pour l’Homme, un discours provocateur et mimétique de la pire manière car celui tenu par des spécialistes nord européen que vous semblez vouloir reproduire, vous le reprenez de manière outrancièrement caricaturale, sans délicatesse, sans précaution et sans aucune profondeur intellectuelle. Non madame, la vie humaine ne se marchande pas, quelle qu’elle soit. Vous êtes jeune peut-être, mais cela ne vous empêche pas de vous cultiver, de plonger dans l’Histoire dramatique de notre humanité, avec ses guerres, ses sélections au nom d’un alibi quelconque, sexe, race, apparence, culture… Je suis à deux doigts de vous demander de vous taire et d’aller en bibliothèque vous asperger d’humanisme. Il y a le déclin naturel physique, il y a le déclin moral et intellectuel, volontaire. Vous avez choisi. De grâce, ne détruisons ni l’esprit, ni le corps. Ils s’accomplissent tous les deux, le plus souvent tard dans la vie. « Voilà, détestez-moi ! » écrivez-vous. C’est fait, mais je ne vous déteste pas vous, je ne vous connais pas madame, mais votre fangeuse parole. « La jeunesse est le temps d’étudier la sagesse ; la vieillesse est le temps de la pratiquer » ya madame.

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AVANT LES RÉACTIONS, VOICI QUELQUES CAPTURES D’ÉCRAN DU COMPTE « AMIRA BOURAOUI »

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_________VOICI MAINTENANT LES RÉACTIONS FACEBOOK_____________

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Lundi:

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Atelier d’écriture. Une peinture (réponses) et N. DINET

Hier matin je vous proposais un atelier.

Écrivez une courte histoire. Une histoire à partir d’un tableau que voici, avec cette contrainte : 
Nous sommes au début du 20° siècle. L’histoire dans laquelle vous êtes partie prenante, (même si vous n’êtes pas nécessairement un des deux personnages visibles sur le tableau) est donc racontée « au présent ». (c’était ici : http://ahmedhanifi.com/atelier-decriture-une-peinture/)

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1_ Je vous propose ma réponse (mon texte)

2_ Les textes des lecteurs de ce sites (et de Facebook)

3_ À la suite des textes je vous propose une galerie de peintures de N. DINET

1_ Voici mon texte :

Une femme et son fils immobilisent le temps, reprennent des forces alors que le crépuscule pointe. La mère ne regarde pas son enfant, pas l’horizon ni Dinet. Son regard n’est nulle part ailleurs qu’en son for intérieur, au cœur de son cœur essoufflé, meurtri. Son fils dort, étendu sur son genou, en chien de fusil. Autant rompu que sa maman. Le deuxième soir va tomber et leurs ombres s’allongent. Ils sont harassés, mais la station n’est pas loin où ils passeront la nuit à l’arrière de ses murs, si personne ne les en chasse. Leurs pieds, nus, sont enflés et les crevasses comme les gerçures sont plus profondes qu’à leur départ de Naama, leur fuite obligée, la veille à l’aube. Khadra et Omar ont marché deux jours durant droit sous le soleil intraitable et dormi recroquevillés sous la froideur des étoiles, et ils n’ont presque plus de pain ni d’eau. La main droite posée en visière sur son turban, Khadra ne voit ni n’entend plus rien en dehors d’elle, en dehors de son être. De son fond, sa mémoire extirpe une image trouble au centre d’un flou voilé. Une image trouble d’elle petite fille tenaillée par la faim. Elle est assise sur une pierre devant leur maison, la tête contre sa maman qui pleure en silence. Khadra ne se souvient plus du reste. Le souvenir vaporeux la secoue. D’autres images sourdent. La famine avait décimé une partie de la population. On avait dit dans les nwayel que c’était à cause des sauterelles, et elle en avait attrapé, elle en avait mangé alors que des soldats français distribuaient des bonbons aux enfants. Elle avait haussé les épaules. Aujourd’hui elle tremble à ces souvenirs. Elle n’a plus la force de mouiller ses joues. Le bras gauche posé sur son fils lui transmet son amour. Il est l’essence de sa résilience, de son endurance. Khadta a longtemps enduré. Les plateaux en arrière-plan annoncent la ville de Aïn-Sefra. La main posée sur son front, Khadra souffre. On la dirait soldat au repos, le temps pour son esprit de se faire une raison. Elle est désormais seule au monde avec Omar posé sur elle, et sa veuve mère qui ne les attend pas à Sfissifa, mais qu’elle espère embrasser avant ou après la tombée du jour prochain, le troisième. Si Dieu le veut dans sa miséricorde. Ses pensées sont maintenant prisonnières de la lâcheté de « lui », howwa. Elle ne l’a jamais appelé qu’ainsi, howwa qui, par son comportement, sa cruauté récurrente, mille fois recommencée, l’a précipitée sur la route, leur dernier fils avec elle, répudiée, mtelga. Howwa l’avait prise à sa mère et emmenée, emportée, chez ses parents à lui, dans une ferme à Naâma, où ils l’ont réduite au silence et à la servitude, durant trois décennies. Elle n’avait pas seize ans. Hormis Omar, tous leurs enfants sont grands, mariés. Ils ne purent jamais rien. Omar qui souffrait autant que Khadra de cet odieux père et mari, est aujourd’hui heureux aux côtés de sa mère, mais là, Dinet les a voulus à bout, épuisés, seuls.

Le lendemain, à Sfissifa, au soir du troisième jour de marche, Khadra et son enfant embrasseront la porte de la maman avant de l’ouvrir. Khadra lui donnera tous les bijoux qu’elle porte et qu’elle lui avait offerts, il y a trente ans, bracelets, Jbin, Kholkhal, hzam…

AH. 3 avril 2020

NB : il y a un terme de la contrainte que je n’ai pas respecté. Je l’ai tout simplement zappé : « vous êtes partie prenante », tant pis.

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2_ CI-APRÈS LES PROPOSITIONS DES LECTEURS (de ce site et de Facebook):

A_ MEZIANI KAHINA.

« Au milieu ou au bord du désert c’est toujours un endroit perdu, un endroit qui s’est perdu pour qu’on le retrouve et surtout qu’on s’y retrouve. 

Elle était là sur cette dune de sable au sommet plein de petites pierres, assise appuyant son coude sur le genou.

Essoufflée et au bout de ses forces, elle expirait pour laisser sortir cette boule d’air qui l’étranglait, mais aussi pour empêcher ses larmes de tomber sur cet enfant qui s’allongeait sur ses pieds, elle ne voulait pas pleurer pour ne pas laisser ce sec espace saharien qu’elle adorait trop, être inondé par des larmes de tristesse. 

Elle était inquiète et rassurait son enfant, elle était grande devant lui et si petite devant tout ce qu’elle devait traverser toute seule, après que les grands vents du Sahara ou ceux de la vie n’aient emporté son mari, elle ne savait plus qu’elle était la vérité, mais surtout quelle serait désormais la solution. Sa main droite frottait sa tête comme pour creuser et chercher une réponse à toutes ses questions, elle avait besoin qu’on la rassure, qu’on l’oriente et qu’on la guide. 
Le soleil brillait, mais n’était pas pour autant doux, mais plutôt brûlant, mais les brûlures intérieures qu’elle avait, étaient bien plus douloureuses pour la faire agir ou bouger. Elle ne pensait plus à elle-même ni à ses besoins, ses peurs ou ses douleurs, mais à celles de son fils qu’elle ne cessait d’imaginer, elle lui serrait alors sa petite main comme pour essayer d’aspirer tout ce qui pouvait lui faire mal, elle lui caressait parfois le bras, mais ses lèvres risqueraient de la trahir tellement elles tremblaient, elle s’empêchait alors, difficilement, de l’embrasser ou d’avoir tout contact visuel avec lui. 

Lui était allongé sur le côté, les yeux fixés vers ce ciel bleu et ces tout petits nuages qui étaient comme signe d’espoir et d’assurance pour lui dire que le ciel est tellement beau et grand que ces petits nuages continueraient toujours d’avancer et d’exister, qu’ils seront parfois perdus de vue, mais qu’ils finiront toujours par réapparaître. 

Tandis qu’elle, elle avait les épaules courbées, ses yeux qu’elle n’avait plus le courage de lever étaient fixés vers le sol et ne voyaient alors que ces petites pierres qui lui avaient blessé ses pieds nus, elle suivait des yeux le sable que le vent mouvementait, ce qui la stressait et la désorientait encore plus, car elle n’avait plus de point d’équilibre même pour y poser ses beaux yeux noirs. 
Désespérée, elle décida de se rassasier avant de devoir reprendre ce ci long chemin qui l’attendrait en descendant cette haute dune qu’elle avait montée juste pour regarder de très haut son parcours qui l’attendait et lui faisait tellement peur, c’était sa façon à elle de lui dire qu’elle prendrait toujours le dessus et que ça serait toujours plus petit qu’elle et ses capacités, car elle regardera toujours ses misères de très haut. 

Pour se rassasier, elle releva donc ses épaules et se tint le buste bien droit, ferma ses yeux fatigués pour ouvrir ceux d’une petite fille forte et protégée. Son fils, secoué par le mouvement de sa mère, s’assit à côté d’elle et la regarda, intrigué.

Quand elle ouvrit la bouche, tous les vents s’arrêtèrent comme par peur de la déranger par les sables qu’ils emporteraient, une voix magique atteignit les cieux et immobilisa les nuages, l’espoir qu’elle chantait dessina un sourire sur le visage du petit enfant comme pour lui demander de grandir rapidement, ses yeux pétillaient comme un feu allumé dans une oasis habitée par des gens chaleureux pour donner des étincelles de réconfort à cette dame accablée par la vie. Les dunes quant à elles ne comprenaient aucunement les paroles, mais s’inclinèrent et devinrent toutes petites pour lui permettre de descende elle et son fils sans avoir à souffrir en parcourant un long chemin sous cette chaleur.

Le chant de cette femme et maman était d’un côté, un cri et une délivrance d’un poids insupportable pour elle et de l’autre un rêve d’enfant, une chanson et un symbole de joie et de festivité qui réconforta et redonna de l’espoir au petit homme qui deviendrait bientôt très grand pour protéger sa maman, ce mystérieux Sahara. » M.K. 7 avril 2020


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B_

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3_ Voici la galerie de peinture de Nasreddine DINET

La nuit du Mouloud

Jeunes filles de Bou Saada

Femmes de Bou Saada

Lumière des yeux, esclave d’amour

La voyante

Khadra, la danseuse

L’aveugle et l’insouciance de la jeunesse

El falaqa

Enfants de Bou Saada

La cueillettes des abricots

Les prisonniers

Femme abandonnée

(c’est celle qui ouvre l’atelier d’écriture)

Femmes et enfants dans l’oued de Bou Saada

Terrasses de Laghouat

Gardiens de chameaux

La procession

La prière

Les guetteurs

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Toutes ces images sont extraites d’un album intitulé « Un maître de la peinture algérienne NASREDDINE DINET » Éditions SNED_ALGER, 1975.

Atelier d’écriture. Une peinture

Pour sortir du Coronavirus,

Pour sortir de BFM TV

Ou Canal Algérie, ou Echorouk TV c’est idem.

Pour sortir de l’angoisse programmée.

Écartons les barreaux du confinement

Laissons voler notre imaginaire.

Écrivez une courte histoire.

Une histoire à partir d’un tableau que voici.

Proposition sur ma page Facebook: La peinture montre deux personnes. La première, jeune, est allongée, la seconde, âgée est assise. Autour d’elles, un grand espace, désertique. Nous sommes en Algérie au début du 20° siècle.

La consigne :

I

La consigne :

Imaginez une histoire que vous raconterez sur une seule page word (soit 50 lignes ou 500 mots)

Contrainte : Nous sommes au début du 20° siècle. L’histoire dans laquelle vous êtes partie prenante, (même si vous n’êtes pas nécessairement un des deux  personnages visibles sur le tableau) est donc racontée « au présent ».

Écrivez ce que bon vous semble à propos de ce cette peinture, ce qu’elle vous inspire. Je publierai votre histoire sur mon site : http://ahmedhanifi.com/atelier-decriture-une-peinture/